Projet résidentiel majeur à Stanstead
IMMOBILIER. Six immeubles totalisant 80 logements locatifs sont dans la mire d’un groupe de promoteurs immobiliers à Stanstead. Quelque 30 millions de dollars seraient investis d’ici cinq ans pour réaliser le projet appelé Domaine Stonehaven.
Un premier immeuble est déjà construit et habité depuis peu dans le secteur Beebe. Cinq autres édifices verront le jour au rythme de la demande sur un terrain situé à l’angle des rues Jonction et des Pionniers. Les promoteurs miseront sur des bâtiments de qualité et écoénergétiques à un prix comparable au marché. Une piscine, des appareils de musculation, des aires communes et un jardin communautaire seront aménagés.
Cette phase suit la vente d’une vingtaine de terrains destinés à la construction de petites maisons abordables, au cours des dernières années. Une douzaine de propriétés ont déjà été érigées à proximité.
Porte-parole des actionnaires, Marc-André Boivin croit au potentiel de la municipalité. Selon lui, il ne faut plus véhiculer la perception disant que Stanstead n’a pas besoin de logements de meilleure qualité parce que les emplois sont moins nombreux qu’autrefois. «Plusieurs employeurs locaux nous rapportent pourtant l’inverse, précise-t-il. Ils ont plutôt de la difficulté à attirer et à retenir des travailleurs en raison du manque de logements modernes et de la qualité dans la région.»
M. Boivin veut renverser cette dynamique en misant sur les atouts de Stanstead, tels le lac Memphrémagog et la plage publique Weir à deux pas, le Sentier Tomifobia comme cours arrière, le riche patrimoine architectural, ainsi que la proximité de la nature et de la frontière canado-américaine.
«Notre vision consiste à créer une offre résidentielle diversifiée, allant des maisons abordables aux appartements modernes, afin d’attirer des gens, des talents et des investissements qui contribueront à bâtir l’économie de demain», termine M. Boivin.
La désignation Stonehaven représente un clin d’œil à l’industrie du granit, un moteur économique qui a façonné et qui façonne toujours cette région frontalière. Il s’agit aussi d’un «petit hommage» aux travailleurs et aux artisans du granit.
