Martin Petit promet un antidote au “plaignage”

HUMOUR. En cette époque où la morosité et la mauvaise humeur sont en vogue, l’humoriste Martin Petit promet d’agir comme un véritable antidote alors qu’il s’amène au Vieux Clocher de Magog pour cinq soirs consécutifs (15 au 19 juillet) avec son nouveau spectacle intitulé “Un monde meilleur”.

“On vit à une époque qui encourage les gens à se plaindre. Le mouvement woke, c’est une célébration du “plaignage” et on dirait qu’on prend plaisir à gratter nos bobos. J’arrive donc avec une contre-proposition pour changer cette humeur”, fait-il valoir.

De son propre avis, la matière première n’a pas été trop difficile à trouver pour l’artiste de 56 ans, qui signe ici le 5e one-man-show de sa carrière. 

“En trois mois, tout était sur papier; je n’ai jamais écrit si rapidement”, constate-t-il.

“Lors de mes troisième et quatrième spectacles, j’avais un style différent, qui ne misait pas sur les anecdotes. Mais là, j’ai accumulé pas mal de faits cocasses et bizarres au cours des dernières années et j’ai décidé d’en garder quelques-uns pour le show. Ce sera en quelque sorte un “best of” de mes anecdotes”, décrit celui qui avait fait ses débuts il y a une trentaine d’années dans le groupe Les Bizarroïdes.

Amoureux de la région

Vivant dans la région de Montréal avec sa famille, Martin Petit est aussi, à son grand bonheur, un résident à temps partiel de la MRC de Memphrémagog depuis une quinzaine d’années. “Être sur la scène du Vieux Clocher, c’est pratiquement comme jouer à la maison”, se réjouit-il.

Cet amour pour sa région d’adoption s’est d’ailleurs traduit par la réalisation de la série télé Les Pêcheurs, qui a été en ondes pendant cinq saisons – aujourd’hui en rediffusion – et qui a permis à l’auteur et comédien de partager l’écran avec plusieurs grands noms de la colonie artistique.

La série Les Pêcheurs a été tournée majoritairement dans la MRC de Memphrémagog durant cinq saisons. On aperçoit ici Martin Petit (à gauche), lors d’une séquence en compagnie de Jean-François Mercier et Christine Beaulieu. (Photo Le Reflet du Lac – Archives)

“C’était tout un défi d’écrire pour d’autres humoristes et de m’assurer qu’ils soient à l’aise avec les scénarios. La fois où j’ai été le plus nerveux a probablement été l’épisode avec Claude Meunier, qui n’avait jamais joué les textes de quelqu’un d’autre”, raconte-t-il.

“À tout moment, je m’attendais à ce qu’il change mes répliques, mais il n’a finalement rien touché. Ce fut un honneur de tourner à ses côtés”, reconnaît celui qui rêve du jour où il pourra vivre en permanence en Estrie.

“Si c’était possible, j’habiterais à temps plein à mon chalet d’Eastman. Circuler à Montréal par les temps qui courent, je compare ça à une toilette chimique : tu y vas seulement si tu es obligé, en tout dernier recours. Et quand tu en ressors, tu te promets bien de ne jamais y retourner”, lance-t-il en riant.