Des livres usagés aux impacts insoupçonnés

GÉNÉROSITÉ. Grâce à des dons et des acheteurs fidèles depuis plus d’une vingtaine d’années, une petite boutique de livres usagés écrit l’histoire à sa façon, à Stanstead. Tenu à bout de bras par une poignée de bénévoles, l’endroit réussit chaque année à générer des milliers de dollars en profits, qui sont entièrement remis à la communauté.

Le “Boundary Bookstore”, soit la “Librairie de la frontière”, porte bien son nom puisque le magasin se trouve à deux pas de la limite qui sépare le Canada et les États-Unis. Le local en question est prêté généreusement par Raymond Fluet (A. Fluet et Fils) qui fait partie, depuis, des volontaires qui se consacrent à ce projet avec une réelle passion.

L’équipe est complétée par Jim Thompson, Jennifer Thompson et Betty Hall. “Nous organisons deux ventes par mois, soit le premier et le troisième samedi, de 9 h à midi. Ce sont des journées qui sont toujours attendues. Il y a des gens qui viennent d’aussi loin que Richmond, Waterloo, Cookshire-Eaton et Lennoxville, car environ 85% de nos livres sont en anglais”, raconte M. Fluet, en ajoutant que l’inventaire est aussi composé de casse-têtes et de jeux de société.

Depuis juillet 2023, le “Boundary Bookstore” a généré plus de 20 000 $ en ventes. Ce qui représente un exploit en soi, sachant que les livres sont vendus à coup de 1 $ et 2 $. “De ce montant, nous avons versé jusqu’à présent 14 350 $ à divers organismes comme le Centre d’action bénévole de Stanstead, le Camp Massawippi à Ayer’s Cliff, la Fondation Dixville Home et le Camp Quebec Lodge à Hatley. C’est très important pour nous que l’argent reste ici, localement, car ce sont les jeunes et moins jeunes de notre région que nous voulons aider.”

En plus se s’occuper de la clientèle lors des journées d’ouverture et de l’entretien des lieux, les responsables passent de longues minutes dans les préparatifs, notamment pour gérer les dons de bouquins qui sont déposés sur place à tout moment.

Il leur arrive même parfois d’aller récupérer des boîtes remplies de vestiges littéraires au domicile d’un donateur, lorsque les quantités sont trop importantes. “Avant d’être vendu, chaque livre est inspecté et nettoyé au besoin. S’il est trop en mauvais état, on le jette tout simplement. C’est la même chose pour les livres qui demeurent sur les tablettes trop longtemps. Ça demande beaucoup de temps et d’énergie, mais tout le monde le fait de bon coeur. Et on va continuer tant qu’on sera capable de le faire!”, conclut avec enthousiasme M. Fluet.

Librairie de la frontière remet tous ses profits aux organismes de la région. L’un des responsable, Raymond Fluet (à gauche), a récemmet remis un chèque au Camp Quebec Lodge, à son représentant Brian Wharry. (Photo gracieuseté)