Emmanuelle Vincent-Racicot: 7000 km de mobilité active en famille

TÉMOIGNAGE. Emmanuelle Vincent-Racicot prêche par l’exemple en matière de mobilité active. Cette mère de 5 enfants cumule 7000 kilomètres sur son vélo-cargo électrique depuis 3 ans. 

Il s’agit d’un exploit, surtout pour une femme qui se tenait plutôt loin des bicyclettes avant de découvrir sa nouvelle passion. Elle ne se balade pas pour le simple plaisir de se promener, car la majorité de ses sorties sont utilitaires. “Je trouvais ça difficile il y a quelques années, admet-elle. Mais là, le vélo électrique me permet de toujours faire un effort constant, sans jamais trop forcer”, explique-t-elle.

Par exemple, elle conduit quotidiennement ses enfants à l’école Val-de-Grâce d’Eastman même si elle habite Saint-Étienne-de-Bolton. Il s’agit de quatre déplacements totalisant 40 km par jour.

Mme Vincent-Racicot effectue également ses courses familiales en vélo, en plus d’aller à la pharmacie pour sa grand-mère. Elle enfourche sa monture pour se rendre à la garderie et pour les activités des enfants. Elle songe à bientôt distribuer sur deux roues des repas de la popote roulante.

Les automobilistes l’ont peut-être aperçue en bordure de la route 112. Elle a déjà emprunté ce chemin pour acheter une poche de moulée pesant 40 kilos… à Magog! “J’étais très contente de ne pas avoir eu besoin d’un véhicule à essence pour ce déplacement”, se réjouit-elle.

Emmanuelle Vincent-Racicot est très fière de sa démarche qui la tient active, tout en contribuant à la protection de l’environnement. “On s’est acheté deux vélos-cargos, moi et mon conjoint, car notre famille ne rentrait plus dans notre véhicule à cinq places”, raconte-t-elle. 

Les moments en vélo avec ses enfants sont inestimables, à ses yeux. “On passe du temps très agréable, ajoute-t-elle. On voit des oiseaux et des chevreuils, puisque nous sommes immergés dans la nature, surtout qu’on roule parfois par la petite route et le vieux pont qu’on ne peut plus emprunter en voiture.”

“J’espère que mes enfants de 2 à 12 ans adopteront ce mode de vie, rêve-t-elle. Je pense que c’est possible, car ils trouvent ça bizarre quand on prend la voiture.”