Centre-ville de Magog: les proprios du «Lovering» répondent à vos questions

Centre-ville de Magog: les proprios du «Lovering» répondent à vos questions

Il y aura notamment des tables de pique-nique, un bar, une table de ping-pong, des jeux de pétanque et de fer, ainsi qu'un carré de sable pour les enfants.

Crédit photo : (Photo gracieuseté)

AFFAIRES. Le projet du «Lovering» au centre-ville de Magog fait énormément jaser depuis son dévoilement. Sa copropriétaire Emmanuelle Ouimet a accepté de répondre aux commentaires les plus couramment entendus au cours des dernières semaines.

 

Votre projet sera-t-il une compétition déloyale aux autres commerces du centre-ville?

«Les gens peuvent penser que c’est un projet simple qui ne nécessite pas beaucoup d’investissements contrairement aux autres commerces ou restaurants. Mais au contraire, il y a beaucoup de frais reliés à l’achat des conteneurs, au respect des normes de la Régie du bâtiment, à l’embauche de personnel et tout le mobilier. Et c’est un terrain très convoité, alors les coûts de location vont dans le même sens. D’ailleurs, on a déjà mis beaucoup d’argent pour mettre ce projet sur pied, car on y croit profondément. On se voit davantage comme un complément à ce qui se fait déjà sur la rue Principale.»

 

Comment un tel projet peut-il être rentable?

«Nous travaillons sur différents scénarios financiers. Évidemment, comme tout commerce, notre but est d’être rentable et profitable. On a la chance aussi d’être épaulé par la MRC de Memphrémagog et le Centre d’aide aux entreprises. Il ne faut pas oublier non plus que j’ai un baccalauréat en administration et mon mari est un entrepreneur depuis toujours. Il a géré de grands budgets dans sa carrière. On sait où on s’en va.»

 

Pourquoi ne pas faire votre projet ailleurs, comme dans un parc?

«Les «biergarten» se trouvent généralement dans un milieu urbain, là où il y a de l’action. Le terrain choisi est très intéressant, car il amène une affluence naturelle de gens qui circulent à pied. On aime l’idée que les gens n’ont pas besoin de prendre leur voiture. D’autant plus qu’il n’y a rien qui se passe à cet endroit depuis une quinzaine d’années, alors notre projet va encore plus dynamiser ce secteur. Il faut oublier l’idée des parcs, car ils appartiennent à la Municipalité. Si ce n’est pas au coin des rues Principale Ouest et Merry Nord, le projet ne verra pas le jour cette année.»

 

Y aura-t-il davantage de verdure par rapport aux maquettes présentées?

«Sur les nouveaux plans, on a remplacé le gravier au sol par du gazon. Il y aura aussi de la verdure sur les conteneurs et les pergolas. On a fait des plans en trois dimensions selon nos moyens financiers, mais c’est lors de l’exécution que le concept va vraiment prendre forme. On veut créer un lieu de rassemblement pour tous les âges en s’inspirant de la vie de chalet. Évidemment, planter des arbres, ça coûte très cher, mais on fera notre possible pour créer le sentiment d’être ailleurs.»

 

Est-il vraiment nécessaire d’installer une clôture?

Pour avoir un permis d’alcool, nous n’avons pas le choix de délimiter le site pour éviter que les gens aillent dans la rue avec leur consommation. La clôture est donc obligatoire. À force d’écouter les commentaires, on a pris la décision de réduire la hauteur à 42 pouces. De plus, ce sera une clôture blanche en bois comme celle que l’on voit sur le chemin Georgeville. C’est un clin d’œil au côté villégiature de Magog.»

 

Êtes-vous ouverts à l’idée d’opérer votre commerce à court terme advenant que votre terrain soit ciblé par un projet de construction de plus grande envergure?

«On explore différentes possibilités, mais à ce sujet, je n’en dirai pas plus étant donné que nous sommes encore en discussion concernant notre bail avec le propriétaire du terrain, Gilles Bélanger.»

 

L’arrivée de votre commerce va-t-il créer un problème de stationnement?

«Peu importe le type de commerce, tout le monde vit la même situation concernant le stationnement. Je ne pense pas que notre présence va changer quelque chose. On s’attend surtout à attirer des gens qui se promènent déjà sur la rue et non pas des gens qui viendront spécialement en voiture.»

 

Précision importante

Selon le dictionnaire Larousse, le mot «beer garden» est une traduction en anglais du mot allemand «biergarten». Ce dernier signifie «jardin ou terrasse où l’on consomme de la bière. Il s’agit d’un concept qui n’a pas de traduction française. D’ailleurs, sur les enseignes du «Lovering», il sera écrit Biergarten plutôt que «beer garden». Rappelons que le nom «Lovering» se veut un clin d’œil au lac magogois du même nom.

Sondage

Au cours des dernières heures, la Ville de Magog a mis en ligne un sondage afin de connaître l’opinion de la population relativement à ce projet. Les Magogois sont invités à y répondre avant ce dimanche sur la page Facebook de la Municipalité.

 

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