Vague d’opposition contre le lixiviat de Coventry
ENVIRONNEMENT. D’autres villes et organisations comme Magog, Sherbrooke, Austin, Ogden, Potton et possiblement la MRC de Memphrémagog adhèrent au mouvement de protestation régional contre le traitement et le rejet du lixiviat du site d’enfouissement de Coventry à l’intérieur du bassin versant du lac Memphrémagog.
Ces élus joignent leurs voix à la démarche des groupes Memphrémagog Conservation Inc. (MCI) et Don’t Undermine Memphremagog Purity (DUMP), ainsi qu’à celle de la Table des élus du lac Memphrémagog. Canton de Stanstead a déjà appuyé cette démarche en décembre dernier.
Par voie de résolution le 2 mars, la Ville de Magog a rappelé l’importance de protéger le “joyau naturel et identitaire” que représente ce plan d’eau. Aux dires des élus, le lac Memphrémagog joue un “rôle fondamental” sur les plans environnemental, culturel, économique et social, en plus d’abreuver en eau potable 200 000 Estriens.
Magog et Sherbrooke renouvellent leur opposition de 2004 sur le traitement du lixiviat de Coventry à la station d’épuration municipale de Newport.
Cette opposition a mené à une interdiction en lien avec le traitement de ce “jus de poubelle” à ces mêmes installations pour la période de 2004 à 2009.
Le déversement du lixiviat a de nouveau été interdit depuis 2019, mais les élus craignent la fin prochaine de ce moratoire à l’échéance du permis de prétraitement.
Voilà pourquoi on demande une intervention permanente du côté du Vermont, comme l’ont adoptée à l’unanimité les députés de l’Assemblée nationale du Québec, en 2021.
Ces élus sont convaincus de la pertinence du principe de précaution, car “le rejet de lixiviat, même traité, dans le bassin versant du lac Memphrémagog, représente un risque pour la santé publique”. Ils rappellent que le site d’enfouissement de Coventry génère d’importantes quantités de lixiviat contenant des polluants éternels (PFAS) et autres polluants toxiques.
La Ville de Sherbrooke a adopté sa résolution le 10 mars dernier. Quant à la MRC de Memphrémagog, les maires pourraient renouveler leur opposition à la séance du mois de mars.
L’un des instigateurs de cette démarche, le groupe MCI, salue la collaboration des élus régionaux dans ce dossier.
Rappelons que ce conseil municipal de Magog exprimait des préoccupations semblables en 2010. Des élus et des environnementalistes étaient montés aux barricades pour s’opposer à l’agrandissement du lieu d’enfouissement de Waste Management. Ces pressions avaient mené à la fermeture définitive de ce dépotoir situé dans une zone rurale de Magog, à proximité des lacs Lovering et Memphrémagog.
