Usine d’épuration d’Omerville: des résidents en ont marre des odeurs nauséabondes

Par Pierre-Olivier Girard
Usine d’épuration d’Omerville: des résidents en ont marre des odeurs nauséabondes
Les résidents du Domaine Parc Estrie veulent un dénouement de leur problème qui perdure depuis 15 ans. (Photo : Le Reflet du Lac – Pierre-Olivier Girard)

MAGOG. Les résidents du Domaine Parc Estrie sont encore loin de crier victoire dans l’épineux dossier de l’usine d’épuration d’Omerville. Malgré l’appui récent du gouvernement du Québec pour dénouer l’impasse, ils préfèrent attendre des actions concrètes pour se réjouir.

Sachant que le dossier est en cours d’analyse à Québec, les citoyens qui vivent avec les odeurs nauséabondes émanant des bassins veulent se faire entendre une fois pour toutes.

Pour eux, c’est le moment ou jamais d’attirer les projecteurs en leur direction pour que les autorités gouvernementales comprennent, «enfin», ce qu’ils endurent depuis plus de 15 ans. «C’est un problème très grave qui empire d’année en année, raconte Diane Beauchesne, présidente de l’Association des résidents du Domaine Parc Estrie. Les personnes qui demeurent près des bassins en souffrent beaucoup. Certaines sont même obligées, par moment, de rester dans leur maison tellement ça sent mauvais. Ce n’est pas une qualité de vie!»

Malgré certains efforts de la Ville pour minimiser les impacts, dont l’installation d’un brumisateur à l’huile essentielle, la situation demeure problématique, aux dires de la porte-parole des 89 propriétaires du Domaine.

Mais au-delà de l’inconfort, c’est surtout la lenteur des procédures qui suscite énormément de frustration dans le quartier. «Tellement de projets majeurs ont été réalisés avant nous, comme la bibliothèque, la Maison Merry, la caserne, le centre-ville et j’en passe. Il y a de quoi être jaloux. On nous demande d’être patient, mais après tant d’années, on se demande si l’environnement et notre qualité de vie sont vraiment pris au sérieux», se questionne-t-elle.

«D’autant plus qu’il n’y a pas que nous qui subissons les désagréments de cette situation, ajoute Diane Beauchesne. Notre secteur immobilier est paralysé depuis plusieurs années, privant ainsi la Ville de plusieurs revenus. Pour toutes ces raisons, le statu quo est inacceptable. Il faut que les choses bougent.»

Rappelons que la Municipalité a reçu récemment la confirmation que la mise aux normes de l’usine est admissible à une subvention. Toutefois, le montant de celle-ci demeure à déterminer. L’option étudiée consiste à détourner les eaux usées d’Omerville à la station d’épuration de la rue Hatley, qui nécessiterait des rénovations.

La facture totale pourrait grimper jusqu’à 30 M$.

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