Une famille de Magog entreprendra un périple d’un an en vélo en Europe et en Amérique du Sud 

Par Dany Jacques
Une famille de Magog entreprendra un périple d’un an en vélo en Europe et en Amérique du Sud 
Les vélos adaptés achetés en Allemagne pèseront entre 100 et 150 livres chacun, sans les passagers. (Photo : gracieuseté)

AVENTURE.  Une petite famille magogoise prépare une grande aventure d’un an sur deux roues et sur deux continents, peut-être trois, si elle réussit à atteindre la Turquie.

Karine Ferland Hébert et Francis Lambert rouleront avec leurs enfants Justin (7 ans) et Lexie (4 ans). La fébrilité s’empare d’eux quelques semaines à peine avant le grand départ du 16 juillet prochain. Ils prendront d’abord un vol Montréal-Copenhague pour atterrir dans un pays où le vélo est roi, soit le Danemark.

Le premier mois en sera un pour s’adapter et en mode vacances. Suivront la Belgique, la France et peut-être l’Italie et la Grèce avant de rouler jusqu’en Turquie, un pays principalement situé en Asie. «C’est une section de notre itinéraire qui pourrait varier en fonction de nos visas, mais la Turquie est importante à nos yeux pour sa différence de culture», partage Karine.

Beaucoup de kilomètres en sol européen, donc, avant de reprendre l’avion en direction de l’Amérique du Sud en décembre prochain. Colombie, Pérou et Bolivie seront notamment visités avant le retour au bercail en avion en juillet 2023. «L’Amérique nous intéresse beaucoup en raison de sa variété de culture, ses paysages magnifiques, ses grands espaces et ses petits villages ruraux», résume-t-elle.

Sans vélo à assistance électrique, cette famille pourrait pédaler 12 mois sur une distance totale d’environ 10 000 km à un rythme de 40 à 50 km par jour, sans compter les jours de repos et d’école, les sorties aux musées et les randonnées pédestres. 

Entre la folie et le courage

Passionnés de vélo, Karine et Francis caressent ce rêve depuis quelques années. L’objectif n’est pas de réaliser un exploit, mais plutôt de passer du temps de qualité avec les enfants, de voyager à un rythme plus lent, rencontrer des gens, intégrer des communautés et plonger dans plusieurs cultures. «Nous voulons retrouver l’essence même des grands voyageurs, et ce sera même plus facile avec des vélos, un mode de transport moins menaçant pour les habitants», ajoute-t-elle, en situant son périple «entre la folie et le courage».

Karine réalisera aussi un rêve professionnel et personnel en enseignant à ses deux enfants pendant un an. Cette enseignante en adaptation scolaire et conseillère pédagogique à l’école Pie-X-de l’Assomption de Sherbrooke se dit fin prête pour effectuer quelques routines scolaires presque quotidiennes, mais aussi partager quelques notions de base grâce à la nature, à la signalisation pour perfectionner la lecture et des paiements de factures pour approfondir les mathématiques. Les musées et les oeuvres d’art s’occuperont des volets historique et culturel.

Les deux jeunes prendront une part active au périple. Ils pédaleront quand ils voudront pour aider les parents, grâce à un vélo allemand adapté. Installés à l’avant, ils verront beaucoup mieux et pourront lire ou faire la sieste au besoin.

Le vélo sera toutefois très lourd, pesant entre 100 et 150 livres avec les sacoches, mais sans passagers.

Quelques nuits risquent d’être plus fraîches, mais la maman n’est pas inquiète pour ses enfants habitués aux distances en vélo, au camping, à la pluie et au froid. «Ils adorent la nature, mais j’avoue que Justin a très hâte de visiter Legoland au Danemark», rigole-t-elle.

On pourra suivre quelques aventures de cette famille sur leur page Facebook intitulée «La Roue Libre».

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