Un voyage culinaire depuis le Vietnam
CUISINE. La Vietnamienne Xuan Nguyen est débarquée à Magog, il y a six ans, pour y mener une vie paisible avec son mari. La nouvelle Québécoise ne savait toutefois pas qu’elle « apporterait un peu du Vietnam dans la maison » de ses concitoyens grâce à sa propre cuisine.
Pour Xuan Nguyen, qui a trouvé l’amour de sa vie dans son pays natal il y a près de 10 ans, il était primordial de s’imprégner de la culture québécoise à son arrivée. « Lorsque tu arrives dans un pays, selon moi, c’est important de s’adapter, surtout en ce qui concerne la langue », raconte-t-elle, dans un français plus qu’acceptable. Ayant également voyagé à travers le Québec, et même en Ontario, la dame s’est initiée à l’une des joies hivernales de la Belle Province : le ski.
Cependant, la Magogoise d’adoption a subi une blessure à la jambe après une mauvaise chute en pleine descente. Mise sur le carreau, Mme Nguyen s’est tournée vers la cuisine, un choix qui s’est vraisemblablement révélé bénéfique. « C’était une pure coïncidence », avoue la principale concernée, ajoutant qu’elle cuisinait déjà sur une base régulière, à l’instar du commun des mortels.
C’est à ce moment qu’a vu le jour les Mets Vietnamiens Xuân. Son entreprise, mettant en avant des plats authentiques du delta de Mekong, une région au sud du Vietnam, attire de nombreux curieux dans la région.
Un peu d’Asie dans vos assiettes
Mme Nguyen en convient : sa terre natale lui manque, plus précisément la culture vietnamienne. Toujours aussi précise dans ses souvenirs, elle raconte qu’on pouvait trouver de la nourriture « partout » là-bas.
« Les rues sont bondées. On peut voir et déguster de la bouffe dans chaque recoin. Ça me manque beaucoup », observe l’artisane culinaire, elle qui vit pleinement de sa nouvelle passion aujourd’hui. confie-t-elle.
Présente tout l’été au Marché de la Gare à Sherbrooke et au Marché public de Magog, la dame est surtout fière de partager au grand public la cuisine de chez-elle. « Dans ma famille, ma grand-mère aimait beaucoup faire des recettes. C’est aussi de préserver nos traditions. Pour moi, c’est super important », poursuit celle qui adore le Québec, notamment pour sa nature.

(Photo gracieuseté – Antoine Petrecca/acte d’Amour)
Beaucoup d’adaptation
Néanmoins, cette popularité n’a pas été acquise en un instant. « J’ai remarqué que les gens sont très attachés à leur nourriture locale. Ça a pris environ deux ou trois ans avant qu’ils s’ouvrent à ma cuisine. Certes, j’ai dû me familiariser avec le français, mais également avec l’hiver. J’ai même dû m’adapter avec les prénoms d’ici. Ce n’était pas facile au début », confie-t-elle.
Outre sa présence dans divers espaces publics en Estrie, Mme Nguyen collabore aussi avec des services de traiteur et donne même des cours de cuisine. Dans un futur proche, elle souhaite d’ailleurs être propriétaire d’un atelier afin de transmettre son amour pour la gastronomie vietnamienne via ses propres formations culinaires.
