Un Magogois dénonce une coupe d’arbres au parc national du Mont-Orford

Par Dany Jacques
Un Magogois dénonce une coupe d’arbres au parc national du Mont-Orford
Ces travaux d’aménagement d’un sentier multifonctionnel sont réalisés à quelques centaines de mètres de l’étang de la Cuvette.

ENVIRONNEMENT. Le Magogois André Laroche déplore l’incohérence en matière environnementale. Déjà insulté de ne pouvoir abattre quelques arbres sur son propre terrain, il a explosé en constatant la coupe de centaines d’arbres en santé dans le parc national du Mont-Orford pour y aménager un sentier multifonctionnel de six kilomètres. Il ne comprend pas pourquoi de simples citoyens comme lui doivent demander des permis pour réaliser des travaux à domicile, comme couper des arbres ou travailler près des cours d’eau, pendant que des organismes paragouvernementaux comme la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), qui gère les parcs nationaux, abattent des arbres pour aménager un sentier multifonctionnel au cœur du parc du Mont-Orford. Chez lui, dans le secteur du chemin Viens à Magog, il y a quelques années, il souhaitait abattre quelques arbres pour ensoleiller sa pelouse, éliminer un peu d’ombrage et réchauffer ses invités pendant ses rencontres familiales extérieures. «La seule permission qui me fut possible d’obtenir a été l’émondage. Imaginez les coûts et le travail pour émonder tous ces arbres gigantesques, puis, après quelques années, tout est à recommencer. Quelle absurdité!», peste-t-il. Il accepte tout de même ces décisions faites pour protéger l’environnement. Par contre, il dénonce la politique de deux poids, deux mesures dans l’application de règlements similaires. «Le petit citoyen est parfois coincé sous peine d’amende, mais on autorise une cicatrice de six kilomètres à la SÉPAQ pour un simple souci économique et de rentabilité», déplore M. Laroche. «On tolère des travaux dans un parc, sans scrupule des dégâts causés à court et long terme, mais on interdit les balades de chiens dans le parc, car cela dérange les animaux qui y vivent paisiblement», ajoute-t-il, renversé. Version du parc du Mont-Orford ici.

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Ronald C.
Ronald C.
4 années

J’applaudis la municipalité pour avoir refusé de délivrer un permis d’abattage à M. Laroche. Je comprendrais l’indignation de M. Laroche contre l’aménagement d’un sentier dans le Parc National du Mont-Orford s’il avait légué son terrain à un organisme de conservation pour préserver sa richesse naturelle. Mais non, monsieur veut couper des arbres matures afin de favoriser l’ensoleillement de sa pelouse et réchauffer ses invités. Voici d’autres arguments que vous pouvez fournir à votre inspecteur municipal. La sève des pins blancs abime la peinture de mon VUS ou les samares de mes érables gigantesques bloquent le filtre de mon spa. Pendant que M. Laroche était sous son parasol naturel, il y a des gens dans les quartiers des Tisserands et de Saint-Jean-Bosco qui cherchaient des petites oasis de fraicheur et d’ombre. Une chance que ces gens peuvent accéder à un lieu comme le Parc National du Mont-Orford pour se rafraichir et admirer la beauté de ces paysages. Nous n’avons pas tous la fortune d’avoir un petit joyau naturel comme celui de M. Laroche. Si vous aviez bien fait vos devoirs, vous sauriez que le Parc National du Mont-Orford doit montrer patte blanche et obtenir les permis requis du MDDELCC pour ses travaux.