Un coup de pouce de 214 500 $ pour propulser une 3D magogoise à l’international

TECHNOLOGIE. Synode, une jeune pousse spécialisée dans l’imagerie 3D interactive, ayant bénéficié de Magog Technopole comme rampe de lancement, misera notamment sur un prêt remboursable de 214 500 $ du gouvernement fédéral pour agrandir son équipe ainsi qu’accélérer sa croissance au pays et sur la scène internationale.

Le député de Brome-Missisquoi, Louis Villeneuve, a fait cette annonce à Magog, mercredi matin (4 mars). Selon lui, cet appui de Développement économique Canada épaulera cette entreprise dans le début des activités de commercialisation de ses produits vers d’autres marchés internationaux. “C’est important d’encourager nos entreprises de pointe, surtout dans un contexte économique mondial comme on connaît aujourd’hui”, affirme-t-il.

Constituée en janvier 2023, Synode est une compagnie qui oeuvre dans le domaine des produits interactifs en trois dimensions. Son cofondateur et directeur général, Taki Eddine Alimat, se souvient des premiers pas de cette idée germée à North Hatley deux ans avant la création de la compagnie.  “On a commencé avec un seul employé avant d’atteindre six personnes aujourd’hui, et ce, sans compter nos 16 représentants, intégrateurs et partenaires de distribution actuellement dans le monde”, résume-t-il.

Synode compte déjà sur des partenaires en Europe, au Brésil et en Afrique du Sud. Mitsubishi, Bush Furniture et Ingersoll Rand figurent parmi sa liste de clients. Selon M. Alimat, ces entreprises et autres compagnies utilisent les services de Synode pour notamment confectionner des guides d’instructions en trois dimensions hautement interactifs et visuels. L’objectif est de faciliter la vie des clients ou d’employés pour assembler des équipements.

Taki Eddine Alimat cite l’exemple des meubles IKEA à monter ou des BBQ à assembler. “C’est parfois confondant avec les nombreuses pièces, explique-t-il. Voilà pourquoi on permet aux gens et aux manufacturiers de mieux voir ce qui se passait dans la tête de l’ingénieur qui faisait ça. En 3D, on est capable de mieux comprendre qu’avec une image fixe sur papier, car on propose un visuel qui ressemble à un assemblage en direct.”

“De plus, nous sommes beaucoup plus rapides et accessibles que les outils traditionnels d’imagerie 3D”, termine le directeur général de Synode.