Quatre nouvelles aires protégées créent 159 hectares de biodiversité

ENVIRONNEMENT. Quatre nouvelles aires sont dorénavant protégées à perpétuité dans les municipalités de Magog, Bolton-Est, Eastman et Lac-Brome. Ces 159 hectares représentent une superficie de 1,6 km carré, soit l’équivalent d’environ 220 terrains de soccer.

Corridor appalachien et Conservation des vallons de la Serpentine (CVS) ont collaboré pour créer les trois zones à l’extérieur de Magog. 

La nouvelle aire de 38 hectares à Bolton-Est est l’œuvre de Mme Choquette et de M. Laporte. Cette servitude de conservation perpétuelle est située au cœur du massif forestier du mont Chagnon. La valeur de ce don est estimée à 190 000 $.

À Eastman, les 38 hectares de nouveaux territoires naturels sont localisés en bordure du lac Parker. Ce legs est évalué à 285 000 $.

À Lac-Brome, la zone protégée Foster de 45 hectares a été consentie par Valérie Chaouche-Ramdane et Hubert Streicher-Méllangé. Cette servitude de conservation est voisine de la Réserve naturelle Quilliams-Durrull. La valeur du don est chiffrée à 120 000 $.

«Ces trois annonces s’ajoutent au réseau d’aires protégées dans le Sud du Québec et s’inscrivent dans l’objectif de sauvegarder 30 % des terres d’ici 2030, souligne Caroline Bisson, codirectrice générale de Corridor appalachien. Ce sont des milieux naturels riches en biodiversité et uniques et c’est avec fierté que nous les protégerons pour toujours.»

DON DE LA FAMILLE GOODWIN À MAGOG

La Fondation Nature Memphrémagog (FNM), Memphrémagog Conservation (MCI) et Corridor appalachien annonce la sauvegarde de 39 hectares sur le territoire magogois. Il s’agit d’un don de la famille Goodwin, qui possédait une vaste propriété sur le chemin des Pères depuis près de 90 ans.

«Cinq générations de Goodwin y ont vécu en travaillant dans les fermes, chassant dans les bois, explorant les champs et nageant dans le lac Memphrémagog», explique la porte-parole familiale, Liz Goodwin.

«Les terres entourant notre lac bien-aimé sont précieuses et représentent un véritable privilège, ajoute-t-elle. Consciente de l’importance de ce bassin versant, notre famille a décidé de veiller à ce que notre petit bout de terrain reste à l’état naturel. Cela reflète notre gratitude pour toutes ces décennies de merveilleux souvenirs passés sur ces terres, mais aussi du respect que nous portons à ce patrimoine rural qui nous est cher.»

La création de cette aire dans un site privé mettra en valeur des endroits naturels d’intérêts, comme des forêts, des zones humides, des cours d’eau et une prairie.

«Ce secteur situé en zone blanche rend possible la protection de ces espaces qui sont dorénavant soustraits au développement résidentiel dans un lieu où il y a très peu de territoires protégés, se réjouit Judy Hopps, présidente de la FNM.

Cette démarche a été financée par Ottawa, Québec, la Fondation de la faune du Québec et la Ville de Magog.