Quand la grêle s’invite dans les vergers

Par Pierre-Olivier Girard
Quand la grêle s’invite dans les vergers
La région de Memphrémagog compte également des vergers sur son territoire.  (Photo : Le Progrès de Coaticook - Archives)

AUTOCUEILLETTE. Nécessitant déjà beaucoup de travail pour les producteurs, la saison des pommes s’avère encore plus exigeante au Verger familial & compagnons de Magog, où de la grèle estivale a causé d’importants dommages aux pommiers. 

Il s’agit de la quatrième saison pour les propriétaires Caroline Niquette et Junior Lagrandeur, qui essuient imprévu par-dessus imprévu depuis l’acquisition de l’entreprise en 2019. Après avoir subi des dommages par les chevreuils en 2020 et par le gel en 2021, voilà que c’est la grêle qui joue les trouble-fête cette fois-ci.

«Après deux années où nous avons manqué de pommes, on fondait beaucoup d’espoir sur 2022. On se disait qu’enfin, on aurait une première grande saison. Mais en juillet dernier, quand la grêle est tombée sur notre verger, tout s’est effondré en l’espace de 15 minutes», raconte Mme Niquette. 

Plusieurs fruits ont alors été perforés par la grêle. Heureusement, ceux-ci n’ont rien perdu de leur goût selon Mme Niquette. «Si des personnes cherchent des fruits parfaits, elles vont devoir chercher un peu plus longtemps pour en trouver. En même temps, les fruits abîmés sont autant délicieux et dans une recette, ça ne fait aucune différence!»

Évidemment, ce défi apporte son lot d’incertitude pour les propriétaires, qui ne sont pas en mesure de chiffrer à l’heure actuelle les pertes financières liées à leur mésaventure. C’est pourquoi ils fondent beaucoup d’espoir que les gens de Magog et des environs seront touchés par leur situation et viendront les soutenir, que ce soit en prenant part à l’autocueillette ou encore en s’arrêtant à la boutique. «On est très choyé, car notre clientèle habituelle est très soucieuse de ce qui nous arrive. Elle nous aide depuis quatre ans et on l’apprécie énormément. On espère aussi que des gens qui ne sont jamais venus chez nous viendront nous encourager dans ce contexte plus difficile, car malgré les dommages, tout est en place pour une belle sortie en famille avec nos vergers, nos animaux et nos produits faits maison», assure Caroline Niquette. 

Plus de chance à l’Abbaye

Un autre arrêt incontournable pendant la saison des pommes dans Memphrémagog est à Saint-Benoît-du-Lac, plus précisément dans les vergers de l’Abbaye. Avec plus de 3000 arbres, il s’agit d’un décor unique pour pratiquer l’autocueillette. «Contrairement à d’autres vergers dans la région, on n’a pas reçu de grèle ici et l’impact du gel printanier a été minime. Donc, nos vergers sont bien garnis au grand plaisir de ceux qui viendront nous visiter», partage le coordonnateur du verger, Dominic Perron.

Ce dernier soutient que même s’il s’agit d’un lieu de culte, les règles ne sont pas différentes des autres vergers. «La règle qui prédomine autant à l’intérieur de notre établissement que sur notre propriété, c’est le respect. Le respect des autres et aussi des arbres. C’est ce que nous demandons aux gens  et c’est sans doute la même chose ailleurs.»

Durant les trois premiers week-ends à compter de la fête du Travail, c’est le grand verger de l’Abbaye qui est ouvert au public. Un endroit qui offre une vue sur les montagnes de la région, dont le mont Sutton. Ensuite, pour les trois derniers week-ends, dont le dernier à l’Action de grâce, c’est le second verger qui est «en service». Le panorama offre notamment une vue sur le lac Memphrémagog.

«Avec toute la pluie reçue cet été, le sol est assez détrempé cette année. On suggère fortement aux visiteurs de prévoir le coup en se chaussant adéquatement», conclut M. Perron.

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Daniel Gagnon
Daniel Gagnon
4 mois

Avec les changements climatiques, les pomiculteurs sont courageux, les conséquences de l’inaction écologique sont énormes et pèsent sur le sort de millions de gens, le désintéressement de nos gouvernements pour l’environnement, à l’heure de l’urgence climatique et de la course contre la mort de notre planète, est effarant. C’est sérieux. Il y va de notre santé globale et de notre bien-être à tous .«Après deux années où nous avons manqué de pommes, on fondait beaucoup d’espoir sur 2022. On se disait qu’enfin, on aurait une première grande saison. Mais en juillet dernier, quand la grêle est tombée sur notre verger, tout s’est effondré en l’espace de 15 minutes», raconte Mme Niquette.

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