Pas question de rouvrir la porte au lixiviat de Coventry
La Table des élus du lac Memphrémagog monte aux barricades et réclame une interdiction permanente de tout rejet de lixiviat dans le bassin versant de cette vaste étendue aquatique desservant en eau potable plus de 200 000 Estriens.
Les élus réaffirment leur refus de tout rejet de ce “jus de poubelle” provenant du site d’enfouissement de Coventry, au Vermont. Devant la possibilité d’un retour des déversements dans cet État américain, ils pressent les autorités d’agir sans délai pour protéger ce plan d’eau et faire respecter les engagements internationaux. Un article du Traité des eaux limitrophes de 1909 stipule que les eaux traversant la frontière ne doivent pas polluer dans un pays voisin.
Président de cette table, le député-ministre Gilles Bélanger rappelle que ce dépotoir génère d’importantes quantités de lixiviat contenant, notamment, des composés perfluoroalkylés et polyfluoroalkylés (PFAS), “Considérant que le lac s’écoule du sud vers le nord, tout rejet de ces polluants éternels et autres substances toxiques représente un risque réel pour la qualité de l’eau et la santé publique”, explique-t-il par voie de communiqué.
Ces élus réitèrent leur opposition malgré l’interdiction de tout déversement de lixiviat dans le bassin versant du lac depuis 2019. La fin possible de ce moratoire et la reprise à l’échéance de certains permis soulèvent de “vives préoccupations”.
La Table seconde également un projet de loi vermontois qui vise à interdire de manière permanente toute fuite de ce “jus de poubelle” dans le bassin versant du lac Memphrémagog. Ces élus invitent les municipalités concernées à appuyer cette déclaration commune acheminée à différentes instances du Québec et du Vermont.
La Table des élus se compose des députés régionaux, du préfet de la MRC de Memphrémagog, ainsi que des mairesses de Sherbrooke, Magog et Austin.
