Ouverture officielle du Centre de pickleball: les membres ont déjà des idées de grandeur
INAUGURATION. L’ouverture officielle du nouveau Centre de pickleball Magog-Orford Desjardins engendre déjà des idées de grandeur auprès des abonnés de ce complexe intérieur, inauguré le 7 février dernier dans un local industriel de l’ancienne usine C.S. Brooks, à Magog.
Même si la peinture sur les six courts n’est sèche que depuis quelques semaines, certains se plaisent déjà à rêver à une expansion vers les bâtiments adjacents, qui sont la propriété du Groupe Custeau.

Le Centre de pickleball Magog-Orford Desjardins compte six surfaces de jeu, aménagées dans un bâtiment industriel de l’ancienne C.S. Brooks. (Photo Le Reflet du Lac – Patrick Trudeau)
Il faut dire que ce centre était attendu impatiemment par plus de 700 membres, qui ont rapidement pris d’assaut les plages horaires disponibles de jour comme de soir.
“Il y a plus de 80 % des heures qui sont déjà réservées chaque semaine”, confirme la présidente du Club de pickleball Magog-Orford, Marie-Josée Cotnoir.
“Difficile à croire qu’en 2016, lorsque Pierre Gauthier a créé ce club, il n’y avait qu’une douzaine de membres seulement”, rappelle-t-elle.

Les sourires étaient nombreux lors de l’inauguration du Centre de pickleball Magog-Orford Desjardins, samedi dernier à Magog. (Photo Le Reflet du Lac – Patrick Trudeau)
Jouer en couple
Spectateur attentif à l’ouverture officielle et toujours actif sur les courts, même s’il fêtera bientôt ses 80 ans, l’ex-président fondateur de l’organisme prévoyait depuis longtemps le boom de popularité du pickleball.
“Il y a dix ans, la Fédération québécoise de pickleball comptait à peine 400 joueurs. Aujourd’hui, nous sommes près du double, juste avec le club de Magog”, fait remarquer Pierre Gauthier.
“Mais je constatais l’engouement aux États-Unis et je me doutais que cette vague allait frapper le Québec. Et la beauté de ce sport, c’est qu’il y a plusieurs couples qui peuvent le pratiquer ensemble. Si je donne l’exemple du tennis, c’est plutôt rare de voir deux conjoints être du même calibre. Mais avec le pickleball, qui est basé sur la stratégie et qui offre plusieurs niveaux de jeu, c’est beaucoup plus facile pour un homme et une femme de se retrouver sur le même terrain”, fait-il valoir.
“Moi-même, malgré mon âge, je joue trois fois par semaine et j’aime toujours autant ça.”

À l’aube de ses 80 ans, l’ex-président et fondateur du Club de pickleball Magog-Orford, Pierre Gauthier, est toujours actif sur les courts, tout comme sa conjointe Pierrette Beaulieu. (Photo Le Reflet du Lac – Patrick Trudeau)
Respecter le cachet historique
Président du comité Vision-Développement, qui avait le mandat de mener à terme cet important projet, Marcel Robert avait le sourire facile et le sentiment du devoir accompli lors de l’ouverture officielle de samedi dernier.
“Ce qu’on vit aujourd’hui, c’est l’aboutissement d’un rêve partagé, après deux ans de travail”, analyse-t-il.
“Je dois par contre avouer que nos premières visites n’étaient pas très encourageantes, parce que nous avions plusieurs critères à respecter au niveau de l’espace et de la hauteur des bâtiments. Nous avons même évalué d’autres locaux au sein du complexe avant de tomber sur celui-ci. Finalement, je crois qu’on a réussi à faire quelque chose de très bien, tout en conservant le caractère historique de l’édifice”, estime M. Robert.

Marcel Robert a présidé le comité Vision-Développement, chargé de mener à terme le projet du Centre de pickleball Magog-Orford Desjardins. (Photo Le Reflet du Lac – Patrick Trudeau)
Le quartier des Tisserands en ébullition
Elle-même une adepte de l’activité physique, la mairesse de Magog Nathalie Pelletier était emballée de pouvoir inaugurer une infrastructure sportive accessible et ouverte à l’année. “Le pickleball est un sport très inclusif, car il peut être pratiqué par des gens de tous les âges et de tous les niveaux. Promouvoir la santé de nos citoyens fait justement partie des valeurs prônées par la Ville de Magog”, fait-elle valoir.
“Je trouve aussi particulièrement intéressant que ce centre soit établi dans le quartier des Tisserands. Si on l’ajoute aux travaux prévus sur la rue Principale Est, à la restauration de la Bibliothèque Memphrémagog, à la mise en valeur de l’Espace Saint-Luc et à tout ce qui a été annoncé par le Groupe Custeau (logements, Maxi, piste multifonctionnelle, etc.), ça commence à faire plusieurs beaux projets dans le secteur”, se réjouit-elle.

La mairesse Nathalie Pelletier a souligné le caractère inclusif du pickleball. (Photo Le Reflet du Lac – Patrick Trudeau)
Quant à une éventuelle “expansion” du complexe de pickleball, il faudra, semble-t-il, s’armer de patience… du moins à court terme. “Ça pourrait être possible un jour, mais les espaces qui sont adossés au centre sont toujours en activité et sont occupés par la compagnie Soft Tex (fabricant d’oreillers)”, a précisé le représentant du Groupe Custeau, André Métras.
“Nous avons une entente à respecter avec cette compagnie et si jamais on souhaite la modifier, il va falloir leur offrir une alternative pour leurs locaux. On pourra s’en reparler dans quelques années”, a lancé M. Métras avec un sourire en coin.

(Photo Le Reflet du Lac – Patrick Trudeau)
