Niveau du lac Memphrémagog: la mairesse défend la gestion du barrage
NAUTISME. La mairesse de Magog, Nathalie Pelletier, rejette catégoriquement les allégations voulant que la gestion du barrage de Magog contribue au très bas niveau actuel du lac Memphrémagog, une situation qui préoccupe notamment les propriétaires et gestionnaires de marinas, dont celles de Fitch Bay et de Georgeville.
“Ce n’est clairement pas de notre faute, affirme-t-elle. Je suis catégorique là-dessus, puisque nous n’avons qu’un tout petit effet sur le niveau du lac.»
Mme Pelletier justifie cette faible causalité par le fait que le plan d’eau s’étend sur 42 km et est particulièrement profond. Selon elle, la chaleur, l’évaporation et surtout l’absence de précipitations expliquent principalement la baisse observée. «C’est vraiment Dame Nature qui a un impact sur le lac», insiste-t-elle.
La première magistrate ajoute que le barrage fonctionne déjà au minimum depuis le début juillet. Sa gestion est encadrée par des courbes établies avec les autorités fédérales, tandis que la Ville doit aviser Sherbrooke lorsqu’elle modifie l’ouverture ou la fermeture des vannes. «Nous sommes très loin de l’improvisation», lance-t-elle.
La mairesse rappelle également que la situation était complètement différente aux premiers jours de l’été. Le niveau du lac était alors suffisamment élevé pour atteindre le seuil d’une inondation mineure, obligeant la Ville à évacuer de l’eau. ” C’est une courbe qui n’a pas été juste inventée par Magog “, insiste-t-elle.
La Municipalité n’écarte toutefois pas l’idée de revoir sa stratégie. Elle évaluera au cours des prochains mois la possibilité de maintenir un niveau légèrement plus élevé au début de l’été afin de mieux traverser les périodes de sécheresse. Mme Pelletier estime que cela pourrait faire gagner quelques jours, voire jusqu’à trois semaines, mais prévient que cette approche augmenterait aussi le risque d’inondation.
