Nids-de-poule: le conseiller Bilodeau critique la Ville de Magog

Par Pierre-Olivier Girard
Nids-de-poule: le conseiller Bilodeau critique la Ville de Magog
(Photo : Le Reflet du Lac - Archives/Pierre-Olivier Girard))

VOIRIE. Le conseiller municipal Bertrand Bilodeau déplore la gestion des nids-de-poule par la Ville de Magog qui devrait, selon lui, mettre davantage de ressources pour remédier à la situation.

Ayant travaillé plus de 30 ans à la Municipalité, dont une dizaine comme chef de service à la voirie, M. Bilodeau sait de quoi il parle. Pour lui, le nombre record de trous cette année (voir autre texte) devrait se traduire par une urgence d’agir à la Ville. «J’en ai vu des nids-de-poule dans ma vie, mais jamais autant que cela. Je sais que ce n’est pas juste ici, mais à ce que je sache, d’autres villes ont doublé et même triplé leur effectif pour en venir à bout. À Magog, au rythme actuel, il risque d’en rester encore à la fin de l’été», soutient Bertrand Bilodeau.

Bertrand Bilodeau

À ses yeux, il faut absolument trouver l’argent nécessaire, quitte à dépenser davantage que ce qui était prévu au départ. «C’est bien beau avoir de grands projets, mais à la base, il faut de l’argent pour réparer nos rues. C’est un service direct à nos citoyens, rappelle-t-il. Actuellement, c’est clair qu’ils n’en ont pas pour leur argent. Et c’est encore plus frustrant de devoir aller au garage pour faire réparer sa voiture.»

En partageant le fond de sa pensée, M. Bilodeau espère voir un changement drastique sur le terrain, et ce, dans les plus brefs délais. Du même souffle, il assure soutenir les employés de la voirie dans leur travail, «qui font leur gros possible» dans les circonstances. «Il faut arrêter de dire qu’il n’y a pas d’argent et faire preuve d’imagination. Quand il y a des dépassements de coûts dans un projet, la Ville s’arrange toujours pour les payer. Quand il y a plus de neige que prévu durant un hiver, la Ville débloque des budgets. Ça devrait être la même chose pour les nids-de-poule, surtout que le printemps commence. On n’a pas fini d’en entendre parler!», prévient le politicien.

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gisele pomerleau
gisele pomerleau
3 années

ils sont trop pressés à remodeler le centre-ville, avec cet argent!

Lorne Carter
Lorne Carter
3 années
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Exactly

Focusvie
Focusvie
3 années

C’est primordial ! C’est de l’ordre de la sécurité. D’ici quelques semaines, plein d’utilisateurs ( beaucoup de jeunes ) sortiront leur scooter, moto, vélo et c’est extrêmement dangereux de prendre un nid de poule-crevasse en 2 roues, on peut se blesser gravement, même se tuer. Contrairement aux voitures qui risquent d’être endommagées matériellement, en 2 roues, ça ne pardonne pas, ce ne sont pas juste des dommages matériels mais humain. C’est une priorité, ça fait peur de voir les routes actuellement et penser circuler à 2 roues.

Lorne Carter
Lorne Carter
3 années

The snow removal this year also was horrible. Each year the service seems to be worse.

Claire Trépanier
Claire Trépanier
3 années

Y,ont pas le temps pour cela voyons donc c’est ben plus important de commencer les travaux du centre ville le 1 avril et les citoyen qui brisent leur auto ils s’en fou c’est leur problême,beau centre ville mais le reste de la ville dégueulasse

Jules Lalancette
Jules Lalancette
3 années

L’insouciance et la médiocrité ça se voit. Le terre-plein face au Presse-Café rue Sherbrooke en est un exemple parfait. Sa conception était médiocre, sa réalisation était médiocre et son entretien a été de même. Les bornes sont discordées et lors du dernier repavage le ou la responsable a été à son niveau opérationnel normal en ne les remettant pas en place avant les travaux. On est devenu la ville aux millions de retouches aux rues et l’image qui en ressort n’est pas positive. Dans ma rue on remet, a chaque année, une mince couche d’asphalte sur un « ventre de bœuf ». Depuis huit ans, c’est chaque fois le grand déploiement de camions, signaleurs, équipements lourds et autres pour un travail qui est finalement médiocre. Il est temps d’examiner le racket de l’achat et de l’utilisation finale de l’asphalte en vrac.