Marthe Laverdière suggère de « penser comme une plante »

AUTOSUFFISANCE.  Entretenir et faire fructifier son jardin est un défi quasi quotidien, particulièrement durant une saison estivale capricieuse comme celle de 2026. Et pourtant, il faut simplement utiliser la logique, selon la colorée horticultrice Marthe Laverdière.

Porte-parole du Salon Vitalité 50+ qui avait lieu le week-end dernier aux Galeries Orford, Mme Laverdière offrait sa populaire conférence – à la fois drôle et instructive – pour une troisième année consécutive à Magog.

Le thème de cette édition, « Vers l’autosuffisance », était on ne peut plus à point, avec l’explosion récente des prix des aliments. « Et avec tout ce qui se passe à cause d’un certain personnage de l’autre côté de la frontière, ça va continuer d’augmenter », prévoit-elle.

À travers les innombrables conseils qu’elle puisse prodiguer pour avoir un potager productif, l’horticultrice-humoriste estime qu’on devrait d’abord éviter de se compliquer la vie.

« Le but premier de la nature est de survivre, alors il faut penser comme une plante. Notamment en ne surchargeant pas son espace de jardinage et en diversifiant les espèces. »

« Un jardin, c’est comme un ring de boxe, à savoir qui aura la chance de manger (les nutriments de la terre) en premier, poursuit-elle avec son style imagé.  Il va donc y avoir des gagnants et des perdants. Si vous plantez deux rangées de la même catégorie côte à côte, c’est l’espèce la plus forte qui va prendre la plus grosse partie du buffet et qui va grandir. »

 

Faire s compost soi-même (mais ne pas oublier de le brasser), utiliser du paillis (mais pas celui des conifères), réutiliser sa terre chaque année (en la rebrassant et en lui ajoutant des nutriments) et faire des provisions de légumes à l’automne (avant de les surgeler pour l’hiver), voilà autant de conseils que Marthe Laverdière s’est amusée à offrir à ses spectateurs magogois, samedi dernier. Tout en sachant fort bien qu’il est impossible de tout connaître en horticulture.

« Moi-même, j’en apprends tous les jours, car la nature est en constante mutation », conclut-elle avec humilité.