Magog s’intéresse aux vélos libre-service et à l’autopartage

TRANSPORTS. Magog explore de nouvelles façons de favoriser la mobilité active, sans avoir encore confirmé de dépenses ni de projets concrets.

Le conseil municipal a appuyé deux projets distincts, également parrainés par la MRC de Memphrémagog, touchant le transport actif et durable, lors de la séance publique du 17 août dernier.

La MRC et la Ville épaulent d’abord l’organisme LocoMotion, qui désire s’implanter dans la région. Ce groupe propose une plateforme de partage permettant à des citoyens de placer leur véhicule ou leur vélo à la disposition d’autres personnes qui souhaitent les louer.

Une démarche semblable a été déployée à Eastman en avril dernier.

De plus, les municipalités de Magog, d’Orford et de Stanstead s’intéressent aussi à la mise sur pied de stations de vélos en libre-service. Il s’agit d’un réseau organisé de bicyclettes accessibles au public, de type BIXI, comme à Montréal et à Sherbrooke, notamment.

L’idée serait donc d’avoir des vélos disponibles à certains endroits, que les citoyens pourraient prendre pour leurs déplacements et remettre à un autre point du réseau.

La MRC a obtenu une subvention du ministère des Transports et de la Mobilité durable pour l’implantation de ce service à Magog, Orford et Stanstead. Un appel d’offres sera lancé au cours des prochains mois. Si tout se déroule comme prévu, ce système  pourrait être déployé à l’été 2027. La MRC assure la coordination de la mise en œuvre du projet avec les municipalités participantes.

L’objectif consiste à faciliter l’accès au transport actif et partagé, tout en proposant de nouvelles façons de se déplacer sans nécessairement posséder un véhicule ou un vélo. Réduire la dépendance à l’automobile et diminuer les émissions de gaz à effet de serre représentent deux autres cibles.

Les résolutions adoptées par la Ville constituent un appui politique, et non un engagement financier ou l’annonce d’un nouveau service municipal. Magog souhaite que la MRC et LocoMotion poursuivent les démarches, mais elle veut connaître la facture avant de décider si elle embarque réellement dans le projet. “Si les coûts n’ont pas de bon sens, peut-être que, finalement, on va dire non, on ne peut pas se le payer”, termine la mairesse Nathalie Pelletier.