Magog restreint la circulation des camions lourds sur son territoire

Par Pierre-Olivier Girard
Magog restreint la circulation des camions lourds sur son territoire
La rue Jean-Paul II fait partie des voies en milieu urbain où les camions lourds peuvent circuler en toute légalité. (Photo : Le Reflet du Lac - Archives/Pierre-Olivier Girard)

CIRCULATION Le transport lourd en sol magogois fait l’objet d’une nouvelle réglementation depuis cet été afin de s’assurer que les camions de 4500 kg et plus transitent hors des quartiers résidentiels, à moins d’y effectuer une livraison. 

Depuis trois ans, la Ville de Magog travaille à mettre à jour son plan de transport pour les véhicules lourds, dont la plus récente version datait des années 1990. Auparavant, les camions pouvaient pratiquement circuler sur n’importe quelle rue résidentielle, sans risque de se faire taper sur les doigts.

Une situation qui a donné lieu à des plaintes dans certains quartiers. C’est le cas notamment sur la rue des Berges, au lac Lovering, qui était devenu un raccourci de choix pour les camionneurs désirant rejoindre les chemin de Georgeville et Fitch Bay, sans devoir faire le grand tour. Des résidents de la rue Lacasse ont également interpellé la Municipalité par le passé pour les passages trop fréquents de ce type de véhicule.

«Maintenant, nous concentrons les véhicules lourds sur des voies précises qui sont justement conçues de façon plus résistante pour supporter leur poids, ce qui n’est pas le cas des rues résidentielles. On s’assure aussi de respecter la quiétude des résidents qui n’ont pas envie de voir des camions transiter sur leur rue», explique le directeur de l’environnement et de l’aménagement du territoire à la Ville de Magog, Marco Prévost. 

Une nécessité malgré les irritants

Pour officialiser le tout, la Municipalité a installé 140 nouveaux panneaux de signalisation sur son réseau routier au cours des dernières semaines. Il se pourrait que d’autres soient ajoutés au besoin. «Dorénavant, tout camion qui ne fait pas une livraison et qui se trouve sur une rue qui lui est interdite d’accès est passible d’une amende de 300 $, incluant les frais, prévient le directeur. L’application de la réglementation ne relève pas de la Ville, mais bien des contrôleurs routiers qui peuvent aussi avoir un coup de main de la Régie de police de Memphrémagog.»

Marco Prévost est d’avis que cette réglementation sera accueillie avec beaucoup de soulagement par plusieurs citoyens. À l’inverse, il sait que ce nouvel itinéraire obligatoire risque de demander une période d’adaptation aux conducteurs concernés. «On fait rarement des changements sans modifier les habitudes. Pour les camionneurs, c’est vrai que certains trajets nécessiteront davantage de kilométrage et que pour l’environnement, cette décision engendrera davantage de gaz à effet de serre. En même temps, comme municipalité, on se doit de trouver l’équilibre pour s’assurer de préserver, avant tout, le bien-être de nos citoyens», explique le fonctionnaire.

Notons qu’une carte interactive sur ce nouveau plan de transport est disponible sur le site Internet du ministère des Transports, dans la section «Atlas des transports» et «Transport des marchandises». 

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