Magog: le conseiller municipal Yvon Lamontagne tire sa révérence de la politique

POLITIQUE. Après 25 ans d’engagement politique comme conseiller municipal de Magog et d’Omerville, Yvon Lamontagne fait une croix sur les prochaines élections de novembre prochain. Des problèmes de santé le forcent à prendre cette décision.

Yvon Lamontagne a dû se rendre à l’évidence que le temps était venu d’accrocher son veston de politicien. Depuis quelques mois, le principal intéressé vit avec des séquelles d’une opération aux yeux qui a mal tourné. «C’était censé être une opération de routine pour les cataractes. 97% des gens s’en remettent normalement, mais je fais partie des malchanceux pour qui ça ne s’est pas bien passé, raconte-t-il. Depuis l’intervention, j’ai perdu de la vision et on cherche encore pourquoi. Quand mon médecin m’a recommandé d’arrêter la politique pour prendre soin de moi, je me suis dit que c’était la meilleure chose à faire.»

Évidemment, ce dénouement imprévu est vécu avec beaucoup d’émotions pour le conseiller municipal, qui a toujours carburé aux défis qui viennent avec la politique et le plaisir de servir ses citoyens. «C’est sûr que c’est difficile de savoir que c’est terminé, partage-t-il la voix tremblante. Ça va être un deuil à faire, car la politique a toujours fait partie de ma vie. Mais je n’ai pas l’intention d’arrêter de bouger. Je veux rester actif et continuer de m’impliquer.»

Un des dossiers qui aura suivi sa carrière de politicien est sans contredit celui de l’usine d’épuration d’Omerville. M. Lamontagne a souvent martelé sur la place publique la lenteur dans ce dossier, qui a vécu son lot de rebondissements depuis une quinzaine d’années. «C’est vrai que le problème n’est pas encore réglé, mais au moins, le projet est attaché, se réjouit l’homme de 74 ans. J’espère seulement que les travaux vont se faire rapidement, car les problèmes d’odeurs sont encore présents. Et ce serait vraiment dommage de passer à côté du boom immobilier actuel, qui bénéficierait tellement à mon secteur.»

Dans son ensemble, le conseiller municipal se dit fier de s’être tenu debout et d’avoir été un ardent défenseur des intérêts d’Omerville, «qui a longtemps été considéré comme l’enfant pauvre de Magog». «J’ai toujours eu un gros sentiment d’appartenance pour mon secteur. Peut-être parce que j’ai travaillé à la Dominion Textile toute ma vie. Je suis un gars bien ordinaire, alors les gens comme moi, je les ai toujours bien compris. Quand je voyais des dépenses excessives ou inutiles, ça venait me chercher comme beaucoup de monde. Je suis fier d’être resté moi-même du début jusqu’à la fin», conclut-il.

Rappelons qu’outre Yvon Lamontagne, Diane Pelletier et Bertrand Bilodeau ont également annoncé leur départ prochain de la politique. À l’opposé, Samuel Côté et Jacques Laurendeau ont confirmé leur intention de solliciter un nouveau mandat. Seul Jean-François Rompré est encore indécis quant à son avenir. À la mairie, les candidates confirmées à ce jour sont les conseillères Nathalie Bélanger et Nathalie Pelletier.