Magog: la fermeture surprise d’une entreprise fait des mécontents

Par Pierre-Olivier Girard
Magog: la fermeture surprise d’une entreprise fait des mécontents
Le Z Spa Urbain était ouvert sur la rue Saint-Patrice Est depuis plus d'un an.

AFFAIRES. Des clients du Z Spa Urbain à Magog ont eu une bien mauvaise surprise, le 15 janvier dernier, en apprenant la fermeture sans avertissement de l’entreprise située dans le quartier des Tisserands. Il semblerait que très peu de clients aient été informés au préalable de la situation, si bien que la confusion était totale dans les heures qui ont suivi la fermeture. Plusieurs personnes se sont tournées vers les médias sociaux afin d’obtenir des éclaircissements, surtout que la ligne téléphonique de l’entreprise avait été coupée. Certains cherchaient à comprendre ce qui se passait, d’autres se demandaient ce qui allaient advenir des cartons promotionnels achetés à l’avance. Bref, bien des questions qui sont demeurées sans réponse. Contactée par le Reflet du Lac, la propriétaire du Z Spa Urbain, Ashly Faucher, a refusé notre demande d’entrevue après avoir discuté, dit-elle, avec son avocat. Elle dit attendre d’analyser «les possibilités offertes pour ses clients» avant de se prononcer officiellement sur le sujet. «Ne croyez pas tout ce qui se dit sur Internet, car aucune rumeur sur les réseaux sociaux ne reflète de près ou de loin la réalité de la situation, ni la raison de notre départ», a-t-elle tenu à préciser. En ce qui concerne le remboursement des clients qui ont acheté des cartons promotionnels, Ashly Faucher s’est déchargée de toute responsabilité. La femme d’affaires réfère plutôt à un intermédiaire, soit Communicor, qui était responsable de les vendre.   Un manque de transparence Comme l’explique le directeur des ventes chez Communicor, Michaël Nagy, son entreprise offre de la publicité à une centaine de salons de coiffure et d’esthétique au Québec. En échange de ses services, Communicor tire ses revenus par la vente des fameux cartons promotionnels comme ceux du Z Spa Urbain. «On a appris la nouvelle en même temps que tout le monde, ce qui explique que des cartons ont été vendus peu de temps avant la fermeture. C’est un manque de transparence de la propriétaire et surtout, très regrettable pour les 150 personnes qui en ont acheté et qui se frappent, maintenant, le nez devant la porte», déplore Michaël Nagy. Ce dernier rejette toute responsabilité dans cette affaire, en précisant que l’argent généré par les cartons promotionnels a servi à payer des services déjà rendus au Z Spa Urbain. Il se montre toutefois ouvert à trouver un compromis. «S’il y a un autre salon de coiffure ou d’esthétique à Magog ou dans les environs qui voudraient honorer les certificats-cadeaux et récupérer la clientèle, on est ouvert à l’idée. On n’a aucune obligation de le faire, mais c’est la moindre des choses pour ne pas salir notre réputation bâtie depuis cinq ans», soutient-il.   Des dommages collatéraux Chose certaine, cette fermeture soudaine a entraîné des dommages collatéraux importants. C’est le cas notamment du salon de coiffure Espace VIP, qui partageait le même local que le Z Spa Urbain. Même si les deux entreprises étaient indépendantes, la propriétaire d’Espace VIP, Karine Beaudin, s’est retrouvée mêlée à cette affaire, même si elle n’avait rien à y voir. «C’est moi et mon équipe qui avons dû répondre aux clients, qui se présentaient à leur rendez-vous. C’est vraiment une situation malheureuse, déplore Karine Beaudin. En affaires, il y a une façon de faire les choses et le minimum aurait été de les aviser. De mon côté, j’essaye de stopper l’hémorragie le mieux que je peux pour protéger la réputation de mon entreprise et ne pas perdre la confiance des gens.» Mme Beaudin offre notamment un rabais de 15% aux clients affectés.

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