Magog ferme la porte aux camions de cuisine de rue

Par Pierre-Olivier Girard
Magog ferme la porte aux camions de cuisine de rue
Selon le conseiller Jean-François Rompré, les camions de rue devront se tenir loin des lieux publics de Magog cet été. (Photo : Le Reflet du Lac - Archives)

NOURRITURE. Magog ferme la porte aux camions de cuisine de rue à la suite d’une demande des organisateurs du marché public, qui souhaitaient en accueillir lors de leur rassemblement hebdomadaire à la plage des Cantons.

C’est du moins ce que confirme le conseiller du secteur, Jean-François Rompré. Ce dernier assure que tous les élus partagent le même point de vue, c’est-à-dire que ces camions ne sont pas les bienvenus.

«Les organisateurs du marché public nous avaient fait la demande l’an dernier, mais en raison du contrat d’exclusivité avec Gestion Multi-Loisirs, le projet avait été automatiquement écarté. Maintenant que l’organisme est dissout, l’idée est revenue sur la table. Mais au conseil, c’est un non catégorique et unanime, même si aucun vote n’a été demandé», assure Jean-François Rompré.

Le politicien précise que les camions de cuisine de rue seront encore accueillis dans des événements spécifiques, comme la Fête des vendanges.

Lors de la séance du conseil municipal du 16 mars dernier, les restaurateurs Éric Graveson (Pub Le Chalet) et Alain Roger (Table Alain Roger) ont fait connaître leurs inquiétudes. Ils redoutaient que la Municipalité puisse changer son fusil d’épaule, alors que les «foodtrucks» sont interdits depuis plusieurs années. «Comme citoyen corporatif et résidentiel, je paye pour plus de 160 000 $ de taxes annuellement. Alors, je veux savoir combien de taxes peut rapporter un camion de rue et si la Ville est pour ou contre leur venue», a lancé au micro M. Graveson, visiblement frustré.

Il faut dire que son restaurant est situé à la plage des Cantons, à deux pas où se tient le marché public et où les organisateurs auraient voulu offrir de la cuisine de rue.

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France
France
3 années

Bravo, je crois que les restaurateurs de la place on l’a vie difficle pendant les saisons mortes , et de plus avec les travaux à venir au centre-ville ils vont en avoir assez de se battre , surtout que les camions de rue ne sont pas tous des restaurateurs de la région , même chose à Orford .. J’appuie les restaurateurs de la place . Ils ont raison c’est eux qui paie les taxes et qui la ville avec leur taxes , si on les fait mourrir et fermer leur portes pas tellement beau un centre-ville désert

Anne
Anne
3 années

Vraiment mais vraiment dommage…. Après cette lecture, je passe le mot, c’est fini pour ces deux restos pour nous et je passe le mot à la parenté et à mes amis qui viennent nous rendre visite dans la région. On ne peut empêcher l’émergence de commerces alternatifs, différents et plus adaptés à la réalité des années que nous traversons. Les food truck sont devenus communs dans la plupart des villes, d’autant plus celles qui sont de nature touristique et un jour ou l’autre, il faudra se rendre à l’évidence qu’on ne peut s’arroger un territoire sous prétexte que l’on paie cher de taxe… C’est comme les supermarchés qui s’opposent aux marchés publics. La ville de Magog est encore une fois prise en otage par ses commerçants les plus influents. Ce temps est révolu. Qu’on impose une taxe aux camions et qu’on laisse libre cours à la concurrence!

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Camions de cuisine de rue à Magog: «il faut arrêter d'avoir peur de la compétition» - Le Reflet du Lac
3 années

[…] Rappelons qu’Éric Graveson (Pub Le Chalet) et Alain Roger (Table Alain Roger) ont fait connaître leur mécontentement aux élus, le 18 mars dernier, quant à une éventuelle venue des «foodtruck» à la plage des Cantons (voir autre texte). […]