Magog doit abattre 60 arbres pour sécuriser son barrage
ÉNERGIE. La Ville de Magog s’apprête à lancer un chantier de déboisement sur les terrains municipaux avoisinant les infrastructures hydrauliques du barrage Memphrémagog. Pendant environ deux semaines, quelque 60 arbres seront abattus à proximité de la centrale appartenant conjointement à Magog et Sherbrooke.
Cette décision est justifiée par des considérations légales, de sécurité et de pérennité. Ces travaux précèdent la réfection majeure du barrage estimée à 1,6 million de dollars.
Parmi les conséquences immédiates de ce chantier figure la fermeture complète d’une portion de la piste cyclable La Montagnarde longeant la rivière Magog.
La Ville explique l’abattage d’arbres par le système racinaire de la végétation qui pousse sur les berges et qui, avec le temps, pourrait compromettre la stabilité et l’intégrité du barrage à long terme. Par communiqué, la Ville mentionne qu’elle souhaite éliminer ce risque avant d’entreprendre la restauration des digues, du tablier et des portes d’évacuation.
Il s’agit d’une mesure préventive, rappelle la Ville, pour assurer la sécurité des usagers et préserver l’intégrité de l’infrastructure. Afin d’atténuer l’impact environnemental, le déboisement sera compensé par une replantation équivalente en superficie dans divers secteurs de Magog, avec priorité donnée aux zones urbaines vulnérables aux îlots de chaleur, notamment dans le parc industriel.
La réfection complète du barrage fait partie intégrante de la vision 2024-2034 d’Hydro-Magog, adoptée à l’automne 2024. Les investissements prévus sur 10 ans s’élèvent à 18 M$. L’objectif est de générer 40 M$ de revenus supplémentaires d’ici 2034.
Construite en 1920, la centrale Memphrémagog a été acquise en 1991 par les Villes de Magog et de Sherbrooke qui en sont copropriétaires. Sherbrooke assure la maintenance des installations alors que Magog gère les opérations du bâtiment.
