Magog cible trois joyaux naturels autour du lac Lovering

MILIEUX NATURELS. Pour la première fois, la Ville de Magog utilise son droit de préemption afin de marquer son intérêt sur trois terrains boisés et riverains du lac Lovering. Sans garantir une acquisition future, la mesure lui permet de se positionner en priorité advenant une vente, avec comme objectif la conservation des milieux naturels et un éventuel accès public à l’eau.

Les trois propriétés ont chacune une valeur au rôle d’évaluation foncière oscillant entre 2,7 et 3,2 millions de dollars. L’un des terrains appartient à Boy Scouts du Canada sur le chemin Miller Nord. Le Centre de vacances Wilvaken possède les deux autres situés sur le chemin Willis et au bout de Grande-Allée.

Ces trois terrains boisés totalisent plus de 600 000 mètres carrés en superficie. Ces espaces très naturels présentent une forte valeur environnementale. Celui du chemin Willis abrite notamment le Camp d’été Wilvaken pour les jeunes.

La mairesse de Magog, Nathalie Pelletier, précise que la Ville ne devient pas détenteur des lieux du jour au lendemain avec cette décision. Le droit de préemption signifie plutôt que, si les propriétaires décident de vendre, la Magog sera avisée en priorité et pourra évaluer la possibilité d’acquérir les lots.

Alors que les terrains riverains deviennent de plus en plus rares et coûteux, la Ville souhaite ainsi protéger ces trois propriétés stratégiques de la spéculation.

Tel que le stipule la Loi sur les cités et villes, les municipalités peuvent exercer un droit de préemption sur tout bien immobilier qu’elle envisage de se procurer à des fins municipales. La durée de cette mesure est de dix ans.

Les élus insistent sur le fait que ces terrains ne deviendront pas publics prochainement. Les propriétaires doivent d’abord décider de vendre avant que la Ville évalue si elle souhaite procéder à son acquisition.

“On ne veut pas créer des accès publics pour prioriser la navigation motorisée, prévient-elle. On favorisera plutôt des usages liés à la nature, à la contemplation et à la protection de l’environnement”, résume Mme Pelletier. D’autres propriétés pourraient être ciblées dans le futur.”

Les élus magogois ont entériné la proposition du conseiller de ce district, Guillaume Bouchard, à la séance publique du 15 juin dernier.

Par ailleurs, lors de la séance du 6 juillet dernier, le conseil municipal a également exercé son droit de préemption sur deux lots situés sur la rue du Belvédère, où se trouvent notamment la piste cyclable.