Magog approuve la démolition de l’ancienne Difco

TRAVAUX. À l’issue d’une récente consultation publique et malgré les doléances du Collectif des Tisserands pour que la décision soit repoussée, le conseil municipal de Magog donne son feu vert à la démolition de l’ancienne Difco.

Cette autorisation, demandée par le Groupe Custeau dans le cadre des travaux de revitalisation de la Dominion Textile, vise notamment des sections de bâtiments qui étaient incluses dans l’inventaire patrimonial (3, 3A et 5 A).

Selon la mairesse Nathalie Pelletier, leur état de vétusté et de détérioration amène la Municipalité à devoir prendre cette décision. “Le Groupe Custeau sait que c’est un site important dans l’histoire de Magog. Dans la mesure du possible, si le promoteur est capable de conserver certains éléments, il va essayer de le faire. Mais légalement, selon l’acte de vente, le Groupe Custeau n’avait aucune obligation en ce sens”, a précisé Nathalie Pelletier, en ajoutant que le projet, dans son ensemble, prévoit la conservation de 60% du site.

Dans la même résolution adoptée lundi soir dernier, le conseil municipal mentionne son souhait que le Groupe Custeau “maximise ses efforts de conserver les caractéristiques architecturales du site, de les mettre par la suite en valeur et d’intégrer un rappel historique dans son projet futur”.

Il est important de préciser que la démolition de la Difco est conditionnelle à l’accord du ministère de la Culture et des Communications, qui a jusqu’au 9 septembre pour transmettre son avis. Si tout se déroule comme le prévoit la Municipalité, les travaux de démolition pourraient débuter cet automne.

De son côté, le Collectif du Quartier-des-Tisserands a tenté, une fois de plus, de convaincre les élus de retarder leur décision ou, du moins, d’y en exclure certaines sections de la Difco à haute valeur historique afin de poursuivre les analyses en cours. La porte-parole du regroupement, Louise Gagné, a d’ailleurs prévenu les élus que le processus décisionnel entourant cette décision sera contesté à la Commission municipale du Québec.