Magog a clôturé 2025 avec un surplus de 9,2 M$
FINANCES. La Ville de Magog a enregistré un surplus de 9,2 millions de dollars sur un budget de 113 M$, au terme de l’exercice financier de 2025.
Il ne s’agit pas d’un excédent record. Le résultat de l’an dernier avait atteint 10,2 M$ et 10,6 M$ en 2021.
La mairesse Nathalie Pelletier explique principalement ces chiffres par les surplus d’Hydro-Magog (+ 5,6 M$), des droits de mutation immobiliers plus élevés que les estimations (+ 2,3 M$) et des revenus de taxes additionnels (+1 M$).
«Ces résultats ne signifient pas que nous sommes plus riches, spécifie Mme Pelletier. Cet écart de 8% des montants budgétés démontre, une fois de plus, que les revenus sont parfois difficiles à planifier, comme les profits générés par Hydro-Magog, les taxes de bienvenue et la valeur totale des permis de construction.»
Selon la mairesse, ces derniers éléments varient en fonction de la température, du nombre de transactions immobilières et de la capacité monétaire des gens à rénover ou construire une maison.
Dans la présentation du rapport financier magogois, lundi soir (1er juin), le président de la Commission des finances, Samuel Côté, a aussi chiffré à 32 M$ les excédents accumulés et les fonds réservés consolidés. Une proportion de 39% de cette somme a déjà fait l’objet de projets ou de dépenses précédemment adoptés ou autorisés. La moitié de ces 32 M$ peut être utilisés pour payer des projets «porteurs imprévus».
S’ajoutent 16 M$ en excédents accumulés non affectés et non consolidés. Les élus pigeront dans cette caisse, en 2026, pour décontaminer et réaménager le site de l’ancienne station d’épuration du secteur Omerville (4 M$) et pour bonifier le financement de l’aréna deux glaces au parc de l’Est (5 M$). Avec cette plus récente contribution, la part de la Ville de Magog pour l’aréna vient donc de passer à 13 M$, puisque 8 M$ étaient déjà réservés pour le même projet.
«En priorisant des financements comptant lorsque possible, nous réduisons le recours à l’endettement et conservons une marge de manœuvre pour les projets futurs», ajoute Mme Pelletier.
«L’écart de 8 % entre le budget et les chiffres réels peut sembler important à première vue, mais ce qui est déterminant, c’est la façon dont nous gérons ces écarts, poursuit Samuel Côté. À Magog, nous analysons rigoureusement chaque variation et nous réinvestissons ces excédents de manière stratégique. Cette approche nous permet non seulement de maintenir l’équilibre budgétaire, mais aussi de soutenir concrètement le développement de la Ville, tout en limitant les coûts pour les citoyens.»
CROISSANCE DE LA DETTE
La dette à long terme a bondi de 22 M$ pour atteindre 111 millions de dollars. La mairesse Pelletier précise que cette variation s’explique surtout par une tranche de 18 M$ reliée à des subventions accordées par le gouvernement du Québec pour lesquelles la Ville doit emprunter avant d’avoir les remboursements.
Selon Mme Pelletier, Magog demeure en bonne santé financière avec un ratio de 24,32% de la dette à long terme sur 288 M$ d’actifs. Cette proportion est inférieure à celle de la moyenne des villes de taille similaire au Québec (28,55%) et de la moyenne provinciale (30,62%).
