L’étau se resserre sur le propriétaire du golf “illégal” à Austin

ENVIRONNEMENT. Le propriétaire d’un mini-parcours de golf à Austin, Glenn J. Chamandy, vient de perdre deux batailles juridiques.

Le Tribunal administratif du Québec (TAQ) a confirmé, le 20 avril dernier, une décision de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). Le TAQ maintient donc l’ordonnance de cesser l’exploitation non agricole du sol et de remettre les lieux dans leur état original.

Le 15 mai dernier, le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) a lui aussi ordonné à M. Chamandy et à sa conjointe Amel Murad de remettre les milieux humides et hydriques dans l’état où ils se trouvaient avant le début des travaux.

Les propriétaires fautifs ont 45 jours pour soumettre un plan de remise en état, car “ aucun plan de restauration acceptable ” n’a été déposé jusqu’à maintenant.

Les autorités ont épinglé les propriétaires pour avoir détruit illégalement un milieu humide et 2,5 hectares de tourbière, afin d’aménager un lac artificiel et quelques trous de golf.

Le groupe Memphrémagog Conservation Inc. (MCI) applaudit ces décisions qui bloquent les contestations tentées par le propriétaire de terrain de golf jugé “ illégal ”.

“ Ce sont des institutions indépendantes qui font des constats sérieux pour protéger les milieux naturels et le territoire, affirme la présidente du MCI, Johanne Lavoie. Ce sont des messages envoyés qui sont clairs et positifs. ”

Mme Lavoie croit que l’étau se resserre sur le propriétaire, car ce dossier pourrait également être transféré aussi au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). “ C’est cliché de dire que personne n’est au-dessus de la loi, mais il n’en demeure pas moins que c’est la réalité, termine-t-elle. C’est important de connaître les lois et de les respecter, qui que nous soyons. ”