Les fermières de Magog toujours «à la rue»

Par Patrick Trudeau
Les fermières de Magog toujours «à la rue»
La présidente du CFQ Magog, Francine Langlois, a demandé à la Ville de Magog de faire un effort additionnel pour aider son organisme à se dénicher un local. (Photo : Le Reflet du Lac – Archives)

INCERTITUDE. Un mois après leur départ forcé de l’ancienne école La Relance, les membres du Cercle de fermières (CFQ) de Magog n’ont toujours pas réussi à se trouver un nouveau local. Et rien ne laisse présager que la situation se réglera à brève échéance.

Hébergées gratuitement pendant 20 ans dans l’édifice situé à l’angle des rues

Sherbrooke et Jean-Paul-II, les fermières ont dû quitter d’urgence le 23 août dernier, après que la Commission scolaire des Sommets eût réquisitionné l’endroit pour y accueillir temporairement les élèves et le personnel de l’école Saint-Pie-X.

Incapables de dénicher rapidement un espace suffisamment grand – et abordable – pour loger leur équipement, les membres ont été contraintes d’entreposer tout leur matériel, ce qui inclut notamment sept métiers à tisser et neuf machines à coudre.

Elles ont aussi visité plusieurs locaux commerciaux ou communautaires au cours des derniers jours, mais sans succès. Dans bien des cas, le coût de location (jusqu’à 1000 $ par mois) s’est avéré un obstacle majeur. «Nous ne ménageons pas nos efforts afin de résoudre notre problème de local. Nous vivons présentement ce que vivent les personnes en situation financière difficile: pas d’argent, pas de local», a lancé la présidente du CFQ Magog, Francine Langlois, dans un plaidoyer aux membres du conseil municipal de Magog, lundi dernier.

Se décrivant comme le Cercle de fermières le plus important en Estrie (160 membres en règle en juin dernier) et existant depuis 85 ans, le CFQ Magog a besoin d’un local d’une superficie d’environ 1100 pieds carrés.

Les membres souhaiteraient aussi bénéficier d’un effort supplémentaire de la part de la Municipalité.«La Ville de Magog peut-elle héberger le seul Cercle de fermières de son territoire et qui plus est, en est un des plus actifs?», questionne la présidente.

«Mme la mairesse m’a indiqué que nous pouvions faire une demande de subvention pour le loyer et qu’elle la soumettrait au Conseil. Étant donné que nous ignorons quel montant nous serait accordé, nous trouvons bien hasardeux de signer un bail, quand on considère le coût élevé des locaux et nos moyens financiers plus que limités», a ajouté Mme Langlois.

«Toutes nos activités sont présentement interrompues. Nos membres sont très inquiètes à savoir ce qu’il va advenir de notre cercle», conclut-elle.

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