Le syndicat des pompiers du Canton de Potton se tourne vers un médiateur
CONDITIONS DE TRAVAIL. Estimant avoir fait le maximum de concessions pour en venir à une signature d’une première convention collective, le syndicat représentant les pompiers du Canton de Potton confirme qu’une demande d’arbitrage sera officiellement déposée en justice.
À l’issue d’une ultime rencontre tenue le 23 septembre dernier, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) soutient avoir donné un ultimatum à la Municipalité pour accepter une entente globale finale, qui découle de plusieurs mois de négociations.
« La Municipalité nous a fait savoir qu’elle avait besoin de plus de temps pour analyser notre offre, mais de notre côté, on ne peut plus attendre. Quand on fait face à un mur, malgré que les pompiers ont fait un maximum de sacrifices dans leurs demandes, c’est signe qu’il faut se tourner vers un médiateur », explique la conseillère syndicale du SCFP de l’Estrie, Emma Corriveau.
Cette dernière reconnaît que les discussions entre les deux parties se sont tout de même bien déroulées depuis le début du processus de négociations, débuté en décembre 2025. Toutefois, elle ne cache pas que la situation demeure préoccupante, autant pour les pompiers que les citoyens.
« Il y a un climat d’incertitude causée en partie par un changement de direction politique et de suppressions de postes par la Municipalité. On se retrouve donc avec un service incendie qui est paralysé et sans direction, ce qui a un impact direct sur les services aux citoyens. D’où la nécessité de se mobiliser. »
Exerçant divers moyens de pression, les membres du SCFP assurent que les services essentiels demeurent maintenus.
Ce qui n’empêche pas des situations déplorables de se produire selon la représentante syndicale. « Tout récemment, un appel de premier répondant et un autre d’entraide incendie n’ont pas eu de réponse due à un manque de gestion du personnel. C’est inacceptable qu’un membre du service incendie soit obligé de répondre seul à un appel de nuit parce que la Municipalité n’arrive pas à assumer la gestion des horaires », déplore Emma Corriveau.
Invité à commenter la situation, le directeur général du Canton de Potton, René Vachon, a décliné poliment la demande du journal Le Reflet du Lac. « Il n’y aura pas de commentaires de notre part à ce sujet, étant donné que des négociations de convention collective se poursuivent. Je ne veux pas nuire au processus en cours », a indiqué M. Vachon.
Le chef Bouthillier remet sa démission
Par ailleurs, dans une lettre adressée aux élus le 9 septembre dernier, le directeur du Service de sécurité incendie du Canton de Potton, James Bouthillier, a officiellement remis sa démission.
Rappelons qu’en mai dernier, le directeur Bouthillier avait accepté de nouvelles responsabilités à titre de chef aux opérations des incendies à la Ville de Salaberry-de-Valleyfield. Un rôle qu’il occupait en parallèle à ses fonctions de directeur des pompiers de Potton, qui avaient alors été réduites à un poste à temps partiel par le conseil municipal.
