Le Relais du lac Memphrémagog récidive avec son trajet entièrement québécois

Par Patrick Trudeau
Le Relais du lac Memphrémagog récidive avec son trajet entièrement québécois
Christian Vachon et son équipe ont gardé la même formule que l'an dernier pour le Relais du lac Memphrémagog. (Photo : Le Reflet du Lac – Archives/Patrick Trudeau)

COURSE. À l’instar de la Traversée internationale – à la nage – qui avait dû abandonner sa portion américaine en raison de problèmes frontaliers, le Relais Desjardins du lac Memphrémagog opte lui aussi de façon définitive pour une formule toute québécoise, alors que sera présentée sa 15e édition ce samedi 18 septembre.

En fait, ce sera la deuxième année consécutive que le parcours de l’événement (103 km) se déroulera exclusivement sur le territoire de la MRC de Memphrémagog, après la présentation de 2020 en mode COVID.

Devant la fermeture des frontières terrestres, les organisateurs n’avaient eu d’autre choix que de rebrasser les cartes pour rester en vie et continuer de soutenir la persévérance scolaire.

«On a été parmi les seuls à pouvoir tenir un événement du genre l’an dernier, et comme ce nouveau format a passé le test, on va le conserver. On a de très beaux paysages en région et comme le nouveau parcours est un peu plus court (une vingtaine de kilomètres en moins), les équipes arrivent un peu moins tard en fin de journée», fait valoir le fondateur et maître d’œuvre du Relais, Christian Vachon.

Les 200 équipes partiront donc de l’école secondaire de La Ruche dans la matinée de samedi (entre 6 h et 10 h 30) et sont attendues à la piste d’athlétisme à partir du milieu de l’après-midi.

En raison des contraintes sanitaires, les spectateurs ne seront pas admis sur le site et les participants devront présenter leur passeport vaccinal.

Parallèlement, le traditionnel cross-country des écoles primaires ne pourra avoir lieu, tout comme en 2020. «C’était impossible dans le contexte actuel de tenir une aussi grosse course (plusieurs centaines d’élèves présents) en même temps que le Relais, avec toute la gestion que ça implique», reconnaît M. Vachon.

«Par contre, ça va nous donner l’occasion de repenser le concept et de faire un deuxième événement distinct avec le cross-country. Celui-ci devrait se tenir au printemps, toujours sur le site de La Ruche», précise-t-il.

Près du demi-million

Après avoir amassé près de 400 000 $ l’an dernier, le Relais du lac Memphrémagog va faire encore mieux cette année avec une récolte de quelque 437 000 $ au moment de mettre sous presse.

Depuis 15 ans, ce sont plus de 3,8 millions $ qui ont été investis par la Fondation Christian Vachon pour offrir des vêtements, du matériel scolaire, de la nourriture ou encore des activités parascolaires à des enfants issus de milieux vulnérables.

«On s’était fixé un objectif de 650 000 $ pour le Relais de cette année, mais je crois que ça va davantage tourner entre 450 000 et 500 000 $. C’est quand même tout près d’un demi-million $», fait remarquer Christian Vachon en souriant.

Ce dernier se réjouissait d’avoir augmenté son rayonnement à une soixantaine d’écoles supplémentaires au cours de la dernière année, grâce à une percée en Montérégie. «On parraine maintenant 172 écoles, dont plusieurs dans les secteurs de Saint-Hyacinthe et Saint-Jean-sur-Richelieu. Et ça va continuer d’augmenter», prévoit-il.

Les Caisses Desjardins de l’Estrie ont reconduit leur partenariat avec la Fondation Christian Vachon afin de verser à l’organisme un montant de 90 000 $ pour soutenir la persévérance scolaire et les enfants issus de milieux vulnérables. Pour la remise officielle du chèque, on reconnaît Daniel Lamoureux (Caisses Desjardins), Josée Poirier (école Quatre-Vents/Sherbrooke) et Christian Vachon. (Photo gracieuseté –Caisse du Lac-Memphrémagog)

Le grand manitou de la Fondation Christian Vachon jubilait également à l’idée d’avoir reconduit un partenariat avec les Caisses Desjardins de l’Estrie, qui lui verseront pas moins de 90 000 $ pour la présente année scolaire.

«On est vraiment enchanté de cette entente, qui avait été amorcée il y a deux ans. Ça fait très longtemps qu’on travaille sur ce partenariat et ça nous facilite grandement les choses, puisque nous ne sommes pas obligés d’aller solliciter chacune des caisses en Estrie pour récolter ces fonds», explique-t-il.

«Et lorsqu’on va se présenter dans d’autres régions, on n’aura qu’à utiliser le même modèle de partenariat avec les autres caisses», plaide-t-il.

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