Le propriétaire du golf «illégal» doit refaire ses devoirs

ENVIRONNEMENT. Le ministère de l’Environnement rejette le plan correcteur soumis par Glenn Chamandy, le propriétaire qui a aménagé un parcours de golf ” illégal ” sur les rives du lac Memphrémagog, à Austin.

Québec juge insuffisants les efforts déployés pour remettre la portion ciblée du terrain dans son état original. Selon le Ministère, le plan déposé le 30 octobre dernier par une firme mandatée par le propriétaire ” ne répond pas aux attentes, puisqu’il ne permet pas la remise en état du milieu “.

Québec précise qu’aucun recours n’est exclu afin d’assurer la restauration des milieux humides et hydriques affectés par les travaux. Une enquête a été ouverte par la Direction des enquêtes pénales du ministère, qui indique collaborer avec la Municipalité d’Austin ainsi qu’avec la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), également impliquées dans le dossier.

Aucun constat d’infraction n’a été délivré jusqu’à maintenant, l’enquête pénale étant toujours en cours. Le dossier sera transmis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) si la démarche conclut à un non-respect des règles.

Rappelons qu’un avis de non-conformité a été envoyé au propriétaire en août dernier pour un manquement à la Loi sur la qualité de l’environnement. On lui reproche d’avoir réalisé, à l’automne 2024 et sans autorisation préalable, des travaux comprenant l’aménagement de quelques trous de golf et d’un étang en milieu humide.

Présidente du groupe Memphrémagog Conservation inc., Johanne Lavoie accueille favorablement le sérieux accordé au dossier par le Ministère. ” La loi doit s’appliquer et des sanctions doivent être imposées au besoin, souligne-t-elle. Je tiens aussi à saluer la collaboration des trois partenaires impliqués, qui devraient profiter de ce dossier pour promouvoir l’importance de la protection de l’environnement. “

Mme Lavoie reconnaît toutefois que le défi est de taille pour que la section aménagée retrouve son état naturel. Elle félicite néanmoins le ministère, qui ” prend son temps pour monter un dossier solide “.