Le poste clé contre la violence conjugale est sauvé
RÉGIE DE POLICE. Un poste clé en matière de violence conjugale et intrafamiliale à la Régie de police de Memphrémagog (RPM), qui était en péril en mars dernier, est finalement reconduit grâce au renouvellement d’une subvention du gouvernement du Québec.
Le directeur de la RPM, Mario Leblanc, a reçu cette confirmation le 12 juin dernier. Il apprécie grandement cette nouvelle pour des raisons économiques, mais aussi pour l’importance de cette ressource dans le milieu.
L’aide financière couvrira 75 % des dépenses liées au poste de la sergente détective, Marie-Josée Albert. Sa présence est assurée pour deux ans, jusqu’en mars 2028. Mme Albert occupe cet emploi depuis quatre ans. «Nous étions inquiets, avoue M. Leblanc. On croyait toutefois énormément à notre projet, car nous avons malheureusement beaucoup de dossiers en matière de violence conjugale.»
Le directeur de la RPM espère que cette ressource permettra de réduire la quantité de cas associés à la violence conjugale. Le nombre d’interventions directes auprès des personnes victimes suspectes est passé de 353 à 598 en un an.
Mme Albert prend en charge tous les dossiers et enquête de violence conjugale. Elle amène les causes devant le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), au besoin. Elle fait aussi les suivis avec les personnes impliquées. Elle offre des formations à l’interne pour mieux outiller les patrouilleurs.
Une partie de la subvention permettra d’aménager un local plus propice à la discussion, aux échanges et à la confidence.
Rappelons que le gouvernement a songé à faire des compressions budgétaires, l’hiver dernier, menaçant ainsi des postes semblables partout au Québec.
