Le milieu économique se mobilise pour sauver la Chambre

AFFAIRES. La Chambre de commerce, d’industrie et du tourisme (CCIT) Memphrémagog ne disparaîtra pas, du moins pas pour l’instant.

La dissolution a été reportée, mais pas écartée lors d’une assemblée générale extraordinaire, qui s’est tenue mardi dernier (28 juillet).

Les membres de cet organisme regroupant des gens d’affaires ont plutôt donné le feu vert à un plan de relance, qui mise sur une mobilisation des principaux acteurs économiques de la région afin de définir un nouveau modèle d’affaires durable.

Au cœur de cette démarche, figure la création d’un comité de conseillers indépendants réunissant des représentants de la MRC de Memphrémagog, du Centre d’aide aux entreprises (CAE) Memphrémagog, de Magog Technopole ainsi que d’entrepreneurs issus de différents secteurs d’activité.

Un rapprochement ou une collaboration avec d’autres acteurs du développement économique, dont Magog Technopole, est l’une des options envisagées. L’objectif consiste à optimiser les ressources disponibles, éviter les dédoublements et bonifier l’offre de services aux entreprises.

La Chambre jouera donc sa survie au cours des prochaines semaines. Après avoir suspendu ses activités estivales en raison de difficultés financières, elle obtient un dernier répit pour trouver une formule viable.

“Les membres nous ont demandé d’aller au bout de toutes les solutions avant d’envisager la disparition de la Chambre, affirme le président du conseil d’administration de la CCIT Memphrémagog, Carl Rioux. Nous avons maintenant le mandat de travailler avec nos partenaires pour déterminer quel modèle permettra de mieux soutenir les entreprises de Memphrémagog dans les années à venir.”

Si aucune solution viable ne peut être identifiée au terme de cette démarche, les membres seront appelés à se prononcer sur l’avenir de la Chambre lors d’une réunion spéciale.

Rappelons que la CCIT Memphrémagog était déjà sous le respirateur artificiel, lors de son assemblée générale annuelle du 16 juin dernier. Ce rebondissement avait aussi provoqué le départ du directeur général, Ludovic Lascelles, le mois précédent.