La facture du déneigement explose à Sainte-Catherine-de-Hatley

Par Dany Jacques
La facture du déneigement explose à Sainte-Catherine-de-Hatley
Le coût des factures associées au déneigement des routes risque de grimper en flèche dans plusieurs municipalités. (Photo : (Photo Le Reflet du Lac/Archives))

TRANSPORT. Les coûts de déneigement du réseau routier de Sainte-Catherine-de-Hatley explosent. Une facture qui double du jour au lendemain risque fort d’impacter les contribuables dès l’an prochain.

Le maire de l’endroit, Jacques Demers, prévoit déjà une hausse de taxes en 2023. Cette augmentation pourrait être atténuée pour quelques années à peine grâce à des surplus accumulés au fil des ans. 

Le premier magistrat assure que le conseil municipal a les mains liées. Selon lui, le coût passe de 4 200 $ à quelque 8000 $ du kilomètre. La facture totale bondit donc d’environ 400 000 $ par année à presque 800 000 $ par année. «C’est beaucoup d’argent pour une petite Municipalité comme la nôtre qui a un budget de 3,5 millions de dollars», s’inquiète-t-il.

M. Demers prévient déjà les contribuables que les taxes municipales risquent fort de suivre une courbe ascendante au cours des prochaines années. Le présent contrat de déneigement prévoit des hausses annuelles graduelles pour atteindre 12 800 $ du kilomètre dans cinq ans. La facture triplera donc à la fin du contrat pour atteindre plus de 1,2 M$.

La facture est passée à deux doigts de tripler dès l’an prochain. Le gouvernement autorise les Municipalités à négocier un nouveau prix à la baisse lorsqu’un seul soumissionnaire répond à un appel d’offres. Dans ce cas-ci, l’entreprise Camions Denis Lefebvre, de Saint-Cyrille-de-Wendover, a accepté d’abaisser son prix afin de déneiger le réseau totalisant 90 km de route. 

Il s’agissait d’un second appel d’offres pour le même contrat de déneigement. Aucun soumissionnaire n’avait répondu à la première soumission, inquiétant ainsi les élus. Ceux-ci demeurent préoccupés par de possibles hausses vertigineuses lors du renouvellement de contrat pour la collecte des déchets ou des matières putrescibles, par exemple. 

M. Demers s’inquiète aussi de voir de petits villages, qui n’auront pu signer de contrat avec des déneigeurs, être obligés de faire appel à des contractants et de les payer à un taux horaire astronomique. «D’autres Municipalités vivront sûrement des tracas, tout comme nous», observe-t-il.

La pénurie de main-d’oeuvre, les coûts de transport à la hausse et une rémunération plus élevée afin de retenir les travailleurs expliquent notamment ces factures qui augmentent et le faible nombre de soumissionnaires.

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