La construction continue de déranger

MAGOG. La construction en ébullition dérange de plus en plus certains Magogois, comme le démontre la plus récente séance publique du conseil municipal, lundi dernier (4 mai).

Cinq dossiers ont suscité des critiques, des inquiétudes et des interrogations pendant la période de questions dédiée aux contribuables.

Les 8 bâtiments de 24 logements chacun du projet Haute-Rive ont principalement retenu l’attention du public. Les 192 unités sont actuellement en construction entre les rues Chénier et de Hatley.

Le chantier n’est évidemment pas remis en question, comme d’autres ailleurs en sol magogois. Cependant, des voisins se plaignent depuis des mois du bruit, de la poussière, de la circulation des camions, de lacunes en matière de sécurité et des employés qui s’activent parfois avant 7 h.

L’une des résidentes du secteur, Diane Boulé, réclame une fois de plus l’aide des élus pour atténuer les nuisances. Elle invite le conseil à ne pas répéter ce type de grand chantier malgré la pression de la densification.

La mairesse Nathalie Pelletier admet qu’il s’agit d’un dossier complexe, qui accumule les inconvénients malgré la surveillance et les constats d’infraction. «On va en discuter de nouveau pour améliorer la situation, notamment pour obliger l’entrepreneur à relaver la rue une fois par semaine, résume-t-elle. On veut aussi que les camionneurs empruntent davantage l’accès au chantier aménagé via la rue de Hatley.»

Un autre triplex a retenu l’attention, cette fois-ci au 352, rue Bowen. Les élus ont toutefois refusé ce projet à la majorité des voix, se rangeant derrière les arguments exposés au micro par des voisins. Un stationnement arrière et un immeuble «trop gros pour une si petite surface» figuraient parmi les irritants.

Pour sa part, Isabelle Marcil a réitéré son opposition à la construction d’un immeuble de 45 unités au 140, rue Saint-Mathieu. Elle réclame un sursis de l’autorisation donnée par les élus, sinon elle envisage des recours juridiques pour stopper le chantier.

Michel Gagnon était de retour au micro pour se plaindre de la vitesse des véhicules sur la rue de la Douce-Montée. Selon lui, la construction actuelle d’une cinquantaine de maisons unifamiliales au nord de cette artère accentue la circulation devant sa propriété et celles de ses voisins. Il exige des dos d’âne, quitte à les payer de sa poche, pour éviter des vitesses atteignant parfois les 70 et 80 km/h.

Une autre appréhension a été partagée par les réseaux sociaux à la fin de la période de questions. Un résident de la rue Giguère se plaignait du bruit provenant de la construction de la quincaillerie Canac. Il déplorait un chantier débutant parfois avant 7 h, tout en réclamant l’érection d’un écran acoustique, comme prévu, le plus rapidement possible.

Mme Pelletier assure la population que la Ville analysera ces doléances. Elle annonce aussi que le conseil se penchera bientôt sur la problématique de la vitesse dans les quartiers résidentiels de Magog.