Golf illégal à Austin: silence radio après la tempête médiatique
ENVIRONNEMENT. Le dossier du golf illégal à Austin chemine lentement depuis la tempête médiatique du mois d’août dernier.
La présidente du groupe Memphrémagog Conservation Inc. (MCI), Johanne Lavoie, espérait que les démarches administratives et juridiques progressent plus rapidement. Deux mois depuis la tourmente, elle demeure sans nouvelle du ministère de l’Environnement, de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) et de la Municipalité d’Austin.
«Je ne sais même pas s’il y a eu d’autres inspections sur le terrain, des rapports et des infractions additionnelles, observe Mme Lavoie. Aucune idée non plus si les travaux se poursuivent ou si le propriétaire collabore.»
Johanne Lavoie ne comprend pas l’absence de réponse du nouveau ministre de l’Environnement, Bernard Drainville. Elle s’impatiente en parlant du gouvernement qui n’a toujours pas confié le dossier au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), tel que rapporté par le Journal de Montréal, le 12 novembre dernier.

(Photo Le Reflet du Lac – Marco Bergeron)
Rappelons qu’une inspection du ministère de l’Environnement a révélé à la fin août que le chantier de ce terrain de golf avait entraîné la destruction illégale d’un milieu humide et le déboisement de 2,5 hectares d’une tourbière.
Le ministère a alors émis un avis de non-conformité à Glenn Chamandy, PDG de Gildan, et à sa conjointe Amel Murad, pour avoir effectué des travaux sans autorisation à proximité du lac Memphrémagog et de l’Abbaye Saint-Benoît-du-Lac.
Québec a par la suite imposé l’arrêt immédiat des travaux et exigé un plan de restauration du site.
Le dossier devait être transféré au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), pour décider si des accusations pourraient être portées. Toutefois, le DPCP attendrait toujours une demande officielle du ministère, selon le Journal de Montréal.
Parallèlement, la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) a, elle aussi, ordonné en août l’arrêt des travaux et la remise du terrain dans son état initial.
En septembre, M. Chamandy a répliqué qu’il ne s’agit pas d’un véritable terrain de golf, mais d’un ” petit espace récréatif ” couvrant 1,5 % de sa propriété.
