En grève avec le mouvement “Communautaire à boutte“
REVENDICATIONS. Comme partout ailleurs au Québec, les travailleurs et travailleuses du milieu communautaire de la MRC de Memphrémagog seront en grève du 23 mars au 2 avril.
L’objectif consiste à dénoncer le sous-financement “chronique” de ces groupes et exiger des investissements “structurants” de la part du gouvernement du Québec.
Le mouvement “Le communautaire à boutte” a pris de l’ampleur au cours des derniers jours. Une cellule locale s’est récemment activée pour se mobiliser et préparer des actions collectives sur le terrain. Des arrêts de travail complet ou de quelques jours pourraient toucher de multiples organismes, réduisant ainsi des services à la population.
Une conférence de presse marquera le lancement de cette campagne au Centre communautaire de Magog, le lundi 23 mars. À cette occasion, la CDC Memphrémagog et ses organismes membres annonceront officiellement leurs actions de mobilisations sur le territoire ainsi que la tenue d’une grève du milieu communautaire.

La cellule locale de Memphrémagog du mouvement ” Le communautaire à boutte” se compose (à lire dans le sens des aiguilles d’une montre) de Binta Kanté (devant, Centre des femmes), Lianne New (Maison de la famille), Laurence Paquin (Han-Droits), Joanie Martin-Guay (CDC Memphrémagog) et Odyle Carrier (Maison de la famille). Nathalie Noël (CAB Magog) et Chantal Pinard (Centre des femmes) étaient absentes lors de la photo. (Photo gracieuseté)
Suivront notamment une manifestation régionale à Sherbrooke (27 mars) et un rassemblement devant les bureaux du député Gilles Bélanger, le 30 mars.
Une grande mobilisation culminera à l’Assemblée nationale à Québec, le 2 avril. Des milliers de personnes se regrouperont pour interpeller directement les décideurs.
La cellule locale du mouvement déploie déjà ses revendications sur les réseaux sociaux. Sur Facebook, le milieu rappelle que “les crises se multiplient, les besoins explosent et que le filet social s’effrite”.
Ces gens exigent notamment une reconnaissance pleine et entière, la fin du financement précaire et la valorisation de leur expertise.
“Sans engagement clair et sans financement suffisant à la mission, c’est toute notre capacité collective à prendre soin des communautés qui est fragilisée”, lit-on.
“Cette grève est un geste de solidarité et de dignité, poursuivent-ils. Le temps est venu de passer de la parole aux actes. Nous demandons au gouvernement de poser des gestes concrets pour soutenir durablement l’action communautaire.”
Pour en savoir plus sur le mouvement : www.aboutte.info et la page Facebook de la CDC Memphrémagog.
