Magog: une entreprise de Monaco s’installe à la sortie 115

Par Dany Jacques
Magog: une entreprise de Monaco s’installe à la sortie 115
L’Auberge du Mont-Orford,a notamment été achetée au coût de 1,1 million de dollars. (Photo : Le Reflet du Lac - Pierre-Olivier Girard)

IMMOBILIER. Une entreprise de Monaco vient d’acquérir 180 acres de terrain et une auberge à deux pas de la sortie 115 de l’autoroute 10, à Magog.

Il s’agit de la Société civile immobilière CR1 qui est le nouveau propriétaire de l’Auberge du Mont-Orford, achetée au coût de 1,1 million de dollars. Le vendeur est l’entreprise 4481879 Canada Inc, représentée par Jean-François Bélanger lors de la transaction.

On ne connaît pas l’avenir de cet établissement hôtelier pour l’instant. Il est fermé depuis le 1er mai. Sur son site web, on y remercie les clients pour toutes les belles années.

Claudio Roddaro dirige la compagnie monégasque, qui a aussi acheté un terrain d’environ 80 acres derrière l’établissement hôtelier situé presque en face de la halte routière. Cette transaction s’élève à 450 000 $.

La Société civile immobilière CR1 devient également propriétaire d’un autre terrain situé sur la route 141 (chemin du Mont-Orford). Cette propriété d’environ 100 acres touchant les limites du parc national du Mont-Orford a été vendue au prix de 1,5 million de dollars.

Sans compter l’Auberge du Mont-Orford, les deux terrains appartenaient à Intermont, une compagnie ayant notamment à sa tête l’homme d’affaires André L’Espérance et l’ancien ministre libéral, Paul Gobeil. Intermont est une entreprise ayant déjà exploité le ski et le golf du Mont-Orford par le passé.

Ce sont ces deux terrains encadrés sur cette carte, en plus de l’Auberge du Mont-Orford, qui passent entre les mains d’une entreprise de Monaco.

D’autres millions à investir?

Le député d’Orford, Gilles Bélanger, s’emballe en parlant de ces terrains situés en périphérie du parc du Mont-Orford. En avril dernier, il voulait faciliter la transformation de cette zone en un complexe de villégiature d’envergure internationale.

Il disait être en contact avec d’autres Européens prêts à investir entre 200 et 250 millions de dollars sur une période de dix ans, mais sans faire naître un village à la Tremblant.

Il y a quelques jours, M. Bélanger poursuivait dans la même veine afin de créer l’étincelle servant à attirer une clientèle internationale avec un centre de villégiature misant sur le développement durable. Selon lui, la possibilité de relier cette zone au domaine skiable, via une remontée mécanique légère, pourrait être au cœur du développement.

«Je ne peux évidemment injecter moi-même de l’argent, mais je connais des hommes d’affaires du Québec et de l’Europe qui croient au potentiel de ce secteur, assure-t-il sans vouloir les identifier. Je ne peux dicter ma façon de faire, mais je peux partager ma vision pour que les retombées rejaillissent sur toute la région.»

Bélanger s’engage aussi à rendre la montagne de plus en plus accessible.

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