Du sang neuf et de grandes ambitions
POLITIQUE. «Diriger la nation du Québec, ça serait un privilège incroyable. Et moi, c’est le projet de ma vie. Je vais tout donner pour ça.»
L’ambition de devenir premier ministre est véritablement atteignable pour le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) et candidat dans la circonscription d’Orford, Charles Milliard. À ses yeux, il peut réaliser son rêve même s’il est un nouveau venu sur la scène de la politique active, comparativement aux aspirants des autres principales formations politiques.
«L’expérience, c’est un principe relatif et les politiciens sont des gens comme tout le monde, qui essayent de faire leur mieux pour gérer entre autres des problèmes de gestion», explique M. Milliard en entrevue.
Il estime que son parcours en gestion lui apporte une expertise différente, ce qui permettrait de renouveler la classe politique.
Originaire de Lévis, cet homme de 47 ans a travaillé dans trois secteurs d’activité, en l’occurrence la santé (pharmacien), l’économie (PDG de la Fédération des chambres de commerce du Québec) et l’enseignement (Université Bishop’s). Il a aussi assuré des postes à la haute direction du Groupe Uniprix et du cabinet de relations publiques National.
«Mes champs d’expertise touchent exactement les mêmes enjeux que ceux du Québec, lance-t-il. Je pense que je représente le besoin de renouveau des Québécois. L’Assemblée nationale, c’est la maison du peuple, ça prend des gens qui viennent de partout.»
Charles Milliard ne croit pas que la marche soit trop haute pour lui. « En tout respect, j’ai géré plus de crises, de personnel et de budgets que Paul St-Pierre-Plamondon dans ma vie », affirme-t-il.
ENGAGEMENTS POUR LE COMTÉ
La santé figure au sommet de ses priorités, plus particulièrement depuis le départ de trois médecins spécialistes de l’hôpital magogois et la détérioration des services offerts depuis quelques années à cet endroit. «Je vais m’asseoir avec Santé Québec très rapidement après l’élection pour ajouter du personnel au centre hospitalier local pour que tous les soins soient disponibles et investir davantage en prévention aux quatre coins de la province», explique-t-il.
M. Milliard est convaincu que des décisions peuvent être prises davantage par une direction de proximité, même en conservant Santé Québec en place. Selon lui, une décentralisation améliorera les services locaux en fonction des besoins définis par des gens de la région. Il pense entre autres aux CLSC qui joueront un rôle d’accueil accru pour la prévention, les tests de dépistage et la santé mentale.
Le PLQ propose aussi une plateforme télésanté pour faciliter des rendez-vous médicaux à distance, plutôt que d’avoir à se déplacer.
Potentiellement futur premier ministre, chef du PLQ et député d’Orford, Charles Milliard se croit en bonne position pour faire avancer de nombreux dossiers, dont certains stagnent depuis quelques années dans le comté.
Il cite l’exemple de l’agrandissement de l’École secondaire de La Ruche, qui a vu trois demandes d’expansion refusées par le ministère de l’Éducation. Cet établissement magogois totalise actuellement dix classes modulaires pour accueillir toute sa clientèle. « Je ne veux plus, dans une ville comme Magog, avoir des élèves dans une classe modulaire », lance-t-il.
Autre dossier qu’il compte mener à terme est la revitalisation et la rénovation du site d’Orford Musique. Cette académie et ce festival de musique classique caressent un projet de construction depuis la crise sanitaire de la COVID. M. Milliard chiffre le plan le plus ambitieux à 40 millions de dollars, incluant une campagne de financement de 10 M$.
« Il va falloir travailler avec les gouvernements fédéral et provincial pour remettre à niveau ces installations, qui pourraient alors servir douze mois par année, indique-t-il. Je souhaite qu’Orford Musique soit à la hauteur des deux autres pôles musicaux de la province, en l’occurrence le Festival de Lanaudière et le Domaine Forget de Lanaudière. »
En environnement, il veut faire progresser le dossier des polluants éternels (PFAS) et des lixiviats du Vermont, améliorer le recensement des polluants dans l’eau et obtenir plus de transparence sur les grands consommateurs d’eau du lac. «Je réclame davantage d’information sur qui utilise l’eau du lac Memphrémagog pour éviter, à terme, d’en manquer et de regretter de ne pas avoir posé de geste au bon moment», avance celui qui se préoccupe des faibles niveaux du lac en automne depuis deux ans.
Charles Milliard souhaite aussi accélérer la construction de logements dans Orford, et partout en Estrie et au Québec, avec un objectif national de 100 000 unités d’habitation. Il propose notamment le recours accru à la production de maisons préfabriquées et la création de 40 000 logements sociaux en 5 ans, en priorisant les clientèles vulnérables.
Si vous aviez 100 millions de dollars à investir exclusivement dans Orford, où mettriez-vous cet argent?
« On ajoute du personnel médical dans Orford, on rénove Orford Musique et on agrandit l’École secondaire de La Ruche. On pourrait aussi restaurer beaucoup de routes parce que je veux que les gens du Québec et du monde entier, quand ils visitent la région, ils voient des installations de qualité, qu’ils aient envie de revenir ou de s’établir ici, autant les jeunes que les aînés. »
Pourquoi les électeurs d’Orford devraient-ils vous choisir plutôt qu’un autre candidat?
«Premièrement, j’habite dans la circonscription depuis trois ans. Je me suis bâti un réseau assez rapidement et je connais les enjeux. Puis, à titre de chef du PLQ, on ne peut pas nier quand un chef apporte des enjeux de sa région, ça a un impact positif différent. Mon but est de faire un mandat complet dans Orford, peu importe le choix des Québécois à la tête du gouvernement, le 5 octobre. »
