Deux ministres présents pour rendre hommage à Louise Gagné

DISTINCTION. Louise Gagné a eu le privilège de recevoir la Médaille du député des mains de deux ministres québécois, le 15 décembre dernier. Cette distinction est remise par les parlementaires de l’Assemblée nationale. Elle vise à reconnaître le mérite de personnes ayant mené une action exemplaire et utile pour le bien de leur communauté.

Le député d’Orford et ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Gilles Bélanger, ainsi que la ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Christine Fréchette, assistaient à cette cérémonie se déroulant au Musée d’art naïf de Magog devant l’entourage de Mme Gagné.

M. Bélanger a profité de la rencontre pour souligner “l’énergie débordante” de Mme Gagné, une femme de 80 ans dont plusieurs estiment comme un modèle.

Mme Fréchette tenait à être personnellement présente pour honorer la grand-mère de son enfant. “Je la connais bien, car je la considère encore comme ma belle-mère”, a-t-elle résumé.

Christine Fréchette apprécie les valeurs familiales de Mme Gagné, tout comme son important degré d’engagement social. “Elle a longtemps joué le rôle de passerelle entre des milliers d’étrangers et le Québec lorsqu’elle travaillait au ministère de l’Immigration, a-t-elle mentionné. Elle a été un moteur de changements pour de multiples personnes, d’hier à aujourd’hui.”

Mme Fréchette parle en connaissance de cause, elle qui a assumé les responsabilités ministérielles de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration d’octobre 2022 à septembre 2024. “Son nom circulait encore au ministère, raconte-t-elle. On m’a même demandé ses coordonnées la semaine dernière.”

La mairesse de Magog, Nathalie Pelletier, a aussi vanté les mérites de cette “femme d’exception”. “On la voit partout dans plusieurs sphères d’activités, a-t-elle lancé. C’est une force tranquille, bienveillante, altruiste, persévérante et très engagée dans la culture, l’histoire et le patrimoine. Son fil conducteur est certainement d’aider les autres.”

Le Reflet du Lac lui rendait également hommage en janvier 2024 dans un long texte intitulé “Louise Gagné : femme d’action et éternelle militante”. On y raconte son départ à 15 ans de la maison familiale du chemin des Pères pour poursuivre ses études à Sherbrooke. Ses nombreuses aventures à l’étranger ont débuté deux ans plus tard pour participer à la fondation d’une première université francophone au Rwanda.

Sur le plan professionnel, Louise Gagné a oeuvré 30 ans à titre d’agente aux réfugiés chez Immigration Québec. En plus d’être très politisée et une fière indépendantiste, elle est une amoureuse de la culture et des nouveaux arrivants. Elle s’est ou s’implique toujours aujourd’hui dans différents organismes comme Actions interculturelles, les Sociétés d’histoire de Magog et du Canton d’Orford, Orford Musique, le Musée d’art naïf de Magog, la paroisse Saint-Patrice et le Collectif du Quartier-des-Tisserands.