Deux entrepreneurs qui n’ont pas froid aux yeux

AFFAIRES. Andy Buntic (hockey) et Audrey L’Heureux (basket) étaient réputés pour avoir beaucoup de caractère lorsqu’ils pratiquaient leur sport de prédilection, à l’adolescence. Une quinzaine d’années plus tard, ces deux anciens athlètes d’élite se sont passablement assagis, mais ils sont maintenant devenus des entrepreneurs aguerris, autant à Magog qu’à Sherbrooke.

Lorsqu’il s’est présenté à la rencontre de presse pour lancer officiellement le Défi têtes rasées, le couple Buntic-L’Heureux trimballait la p’tite dernière de la famille, âgée de 3 mois, pendant que la plus vieille (18 mois) venait d’être conduite à la garderie.

Gérer deux enfants en bas âge, quatre salons de barbiers (L2D) et trois restaurants (Küto), tout en s’impliquant dans la communauté, ne semble pas être un problème pour les deux jeunes trentenaires. «Il faut seulement savoir trouver un équilibre entre toutes les facettes de notre vie», lancent les deux complices.

«Mais on n’a pas toujours été aussi «relax». Ce qui nous aide beaucoup, c’est la méditation. Depuis une couple d’années, on prend le temps de méditer la nuit et ça nous a probablement sauvés», confient-ils.

Partenaires de vie depuis neuf ans et copropriétaires dans tous leurs projets, les deux Sherbrookois d’origine ont débuté dans le milieu des affaires il y a quelques années, lorsqu’Audrey a démarré une boutique de vêtements au centre-ville de Sherbrooke, en compagnie d’une amie.

Son conjoint avait visiblement le goût d’y mettre son grain de sel. «Je voulais ajouter un nouvelle facette à l’intérieur de leur boutique, alors j’ai décidé de prendre un cours de barbier et d’offrir des coupes de cheveux sur place», explique Andy Buntic, qui a joué pour les Cantonniers de Magog en 2004-2005.

«De fil en aiguille, j’ai parti mon propre salon et j’en ai lancé trois autres par la suite. On embauche maintenant 28 barbiers et on possède un centre de formation accrédité pour enseigner le métier», ajoute-t-il, tout en laissant planer une autre expansion à brève échéance.

«On carbure aux défis. Quand les autres voient des raisons de ne pas le faire (un projet), nous, ça nous donne justement une raison de le faire», conclut Audrey L’Heureux en souriant.