Deux autres projets immobiliers en attente
URBANISME. Les nombreuses préoccupations de voisins forcent le conseil municipal de Magog à reconsidérer l’avenir de deux autres projets immobiliers, et probablement d’un troisième bientôt.
La séance publique de lundi dernier (2 mars) a levé le voile sur l’inquiétude des gens vivant entre les 540 et 580, rue Bowen, ainsi qu’à proximité du 1725, rue Saint-Patrice Est.
Le lot vacant de la rue Bowen est ciblé pour construire un triplex et un bâtiment accessoire. Des voisins ont exprimé leurs craintes devant les élus qui avaient inscrit ce point à l’ordre du jour. Ce sujet a plutôt été remis à la séance du 16 mars pour une possible décision, le temps que le conseil analyse davantage ce dossier.
La situation est semblable sur la rue Saint-Patrice Est pour un dossier touchant la démolition d’une maison. L’entourage craint l’impact de l’arrivée prévue d’un immeuble de 30 unités sur un étroit terrain situé entre la route et la voie ferrée, notamment sur l’environnement et la sécurité routière. Certains déplorent l’incompatibilité de cet usage dans un quartier plutôt dédié à l’unifamilial. Ce dossier a aussi été remis au conseil du 16 mars pour que les élus approfondissent leur réflexion.
Un scénario similaire risque de se reproduire le 16 mars prochain avec un autre projet de construction d’un immeuble multilogements entre le ruisseau Rouge et la rue Saint-Mathieu. Les citoyens pourront commenter ce point inscrit à l’ordre du jour. Ce sujet sera alors reporté à la séance d’avril, aux dires de la mairesse Nathalie Pelletier.
Deux des promoteurs impliqués ont tenu à donner leur version des faits pendant la période de questions. Ils comprennent les préoccupations du voisinage, mais ils ont rappelé qu’ils ont monté leur projet en collaboration avec les employés de la Ville et avec les règles en place depuis deux ans, dans l’un des cas. Selon eux, l’un des objectifs du récent plan d’urbanisme consiste pourtant à créer des logements et à densifier le périmètre urbain.
Consciente des désagréments causés aux promoteurs, Mme Pelletier préfère néanmoins prendre un pas de recul pour analyser davantage le dossier du développement urbain. “On veut densifier, mais les nouvelles habitations doivent s’intégrer dans leur milieu”, résume-t-elle.
