Des sols plus contaminés que prévu sous le futur « skatepark »

Par Dany Jacques
Des sols plus contaminés que prévu sous le futur « skatepark »
La contamination des sols du stationnement Cabana ne devrait pas repousser la date de la première pelletée de terre du futur «skatepark», déjà prévue le printemps prochain. (Photo : gracieuseté - Marco Bergeron)

AFFAIRES MUNICIPALES. Une contamination du sol plus importante que prévu a récemment causé une mauvaise surprise au conseil municipal de Magog, relativement au dossier du futur «skatepark».

Cette découverte a fait augmenter la facture totale à 2,4 millions de dollars, comparativement aux prévisions initiales de 2 M$. 

La mairesse Nathalie Pelletier savait que la présence d’un ancien dépotoir sous le stationnement Cabana nécessitait une décontamination. Cependant, des analyses récentes ont font bondir la facture. Selon elle, cette hausse sera peut-être atténuée grâce à des subventions du gouvernement.

Elle espère aussi que les conclusions à venir sur le degré de contamination ne modifieront pas, une fois de plus, les estimations des élus. Mme Pelletier croit encore possible de garder la part de la Ville à 1 M$ dans ce dossier. «Il manque encore les contributions de la MRC et en provenance d’une campagne publique de financement pour compléter le montage financier», ajoute-t-elle.

Outre l’engagement de la Ville à verser 1 M$ pour réaliser ce projet, Ottawa contribuera à la hauteur de 500 000 $.

En réplique à ceux qui suggèrent de déplacer le futur «skatepark» à La Ruche, la mairesse dit que le stationnement Cabana demeure l’endroit idéal pour ce type d’activités. «On a déjà fait des analyses qui concluent que cet emplacement comporte plusieurs avantages, comme un grand parc de stationnement et de bonnes voies publiques routières, piétonnières et cyclables pour s’y rendre, enchaîne-t-elle. La Ruche sera bientôt saturée avec un complexe à deux glaces et des habitations tout près.»

Mme Pelletier ajoute que le stationnement Cabana demeure un emplacement de choix que la Ville devra décontaminer un jour ou l’autre. «On n’y fera jamais rien si on garde les sols contaminés tels quel.»

La première magistrate conserve le printemps prochain comme échéancier pour la première pelletée de terre du «skatepark», et ce, malgré les inconvénients de la décontamination.

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Claire Garon
Claire Garon
1 mois

Je suis toujours surprise de constater la ‘surprise’ des élus quand il y a des ‘surcoûts’ de décontamination en raison d’hydrocarbures. Pour l’Espace St-Luc, la Conseillère Pelletier de l’époque, avait candidement invoqué une couple de 100k de plus car on y travail trouvé un gros réservoir souterrain d’hydrocarbure. Ces réservoirs doivent être immatriculés depuis le début des années 2000, pour éviter les situations de surcoûts. Pour tout autre terrain, les technologies nous informent à quels types d’hydrocarbures on a affaire et les coûts de ‘réhabilitation’ qui sont calculés en fonction des utilisations qu’on veut y pratiquer.
Le Québec, en entier, a servi d’éponge aux hydrocarbures au cours du 20e siècle, intégrons ceci de façon réaliste dans les budgets de réalisation de nouveaux projets.

Daniel Gagnon
Daniel Gagnon
1 mois

Ce besoin nouveau de décontamination ajoute à la facture et la dépense s’avère, de toute évidence, excessive pour ce projet qui déjà était situé dans un endroit beaucoup trop éloigné et trop peu fréquenté par les jeunes amateurs de planches à roulettes. Il faut songer à un autre lieu et absolument réétudier le projet. D’abord, est-ce que l’emplacement répond aux besoins des jeunes ? Nous ne croyons pas. Dans ce cas, la suggestion de déplacer le planchodrome à la Ruche devient très intéressante, car elle permettrait une économie importante tout en favorisant un accès plus facile aux amateurs de planche . En ce moment, le site du « skate-park » n’est pas à sa place au stationnement Cabana. Ce sport ne nécessite pas la présence du lac ou de l’espace villégiature du parc Cabana et de la Baie de Magog, dont la vocation est la plage, les pique-niques et l’accès à la nature pittoresque des lieux lacustres et des rives verdoyantes. Le planchodrome a déjà été déplacé (à cause du bruit) au milieu des années 2000 du petit carré sur le stationnement Cabana à son emplacement actuel. À l’époque, il y avait une certaine activité, mais qui déclinait même avant son déplacement. Pendant de nombreuses années, c’a été le grand vide, il y eut très peu de fréquentation, en fait. Même l’été, il n’y avait pratiquement jamais personne. Depuis deux ans, il y a peut-être un petit regain, mais la fréquentation du « skate-park » reste minimale. Même aux moments où il y a le plus de jeunes, ils sont encore très peu nombreux. La plupart du temps, même en soirée et pendant le week-end en été, il n’y a pas plus qu’une poignée de personnes. Les quelques jours d’affluence cet été, ils étaient une dizaine au maximum, spectateurs compris. Cela ne justifie certainement pas cette énorme augmentation (causée par la mauvaise surprise de la décontamination) à la facture du contribuable magogois

Daniel Gagnon
Daniel Gagnon
1 mois

L’emplacement actuel et sa rallonge considérable dans le stationnement Cabana ne correspond pas aux besoins des jeunes qui pratiquent le skate. C’est trop loin pour eux. Il s’agit de jeunes qui ne conduisent pas et qui donc doivent venir en skate ou à vélo. Ils doivent traverser la ville et faire encore tout le trajet vers le stationnement Cabana pour arriver au site près de la Rivière aux Cerises et du Bureau du Tourisme. Il leur faudrait un emplacement plus accessible et plus adapté, et à moindre coût. Tout cela fait que cette opération de décontamination onéreuse ne justifie les dépenses pour un projet à cet endroit, il vaut mieux le réexaminer pour le rendre plus adapté aux besoins des sportifs du surf, cela tout en économisant.

Patrice Roy
Patrice Roy
1 mois

Ce constat environnemental s’avère une excellente opportunité de réévaluer le projet. J’opterais pour « actualiser » le site existant avec des modules contemporains et un aménagement invitant. Je profiterais ainsi des sommes allouées afin de créer un second planchodrome à vocation initiatique, plus près des services et des jeunes familles. Nous aurions ainsi le meilleur des deux mondes à moindre coût…d’autres villes le font, pourquoi pas nous?