Des logements d’urgence occupés presque à temps plein

Par Patrick Trudeau
Des logements d’urgence occupés presque à temps plein
Les membres de Solidarité Logement sont convaincues plus que jamais de la pertinence et de l'importance de leur projet. À l'avant, on reconnaît Lucie Pouliot et Véronique Latulippe, toutes deux du Centre des femmes, accompagnées de Debbie Benoît (Carrefour jeunesse-emploi, point de services Villa Pierrot), Annie Mathieu (Ressources Relais) et Catherine Lusson (organisatrice communautaire).   (Photo : Le Reflet du Lac - Patrick Trudeau)

DÉPANNAGE. En cette ère de pénurie de loyers abordables et de problématiques sociales à la hausse, la ressource d’hébergement Solidarité Logement prend tout son sens dans la MRC de Memphrémagog.

Inauguré en juillet 2020 et consistant à offrir deux logements de transition pour les personnes qui traversent une étape difficile (séparation, rénovictions, itinérance, etc.), ce projet affiche un bilan éloquent pour ses deux premières années d’opération : 955 jours d’occupation pour les deux unités et un total de 27 personnes hébergées (11 femmes, 9 hommes et 7 enfants).

« Ça signifie près d’un millier de nuits passées dans un milieu sécuritaire », lance Annie Mathieu, de l’Équipe Ressources Relais, tout en précisant que ces séjours étaient encadrés par des intervenants qualifiés.

Chapeauté par le Centre des femmes Memphrémagog (CFM) et l’Équipe Ressources Relais (ERR), le projet Solidarité Logement découle des travaux du comité logement de la Table de développement social Memphrémagog.

L’adresse des deux loyers d’urgence demeure confidentielle et les usagers sont hébergés gratuitement durant leur séjour temporaire, pouvant aller d’une journée à deux mois.

Si le financement a été assuré par différentes subventions au cours des deux premières années d’opération et de celle à venir, des interrogations surgissent pour la prolongation de ce service de dépannage, à compter de juillet 2023. « Ce sont des subventions qui sont non récurrentes. Et comme les besoins sont criants, ce projet mérite d’être permanent », clame la coordonnatrice du CFM, Véronique Latulippe.

« Actuellement, ce sont les organismes qui fournissent les ressources nécessaires à l’encadrement, à même leur budget. Tout le monde met la main à la pâte, car on tient à ce projet. Mais ce qu’on souhaiterait, c’est que Solidarité Logement devienne un organisme à part entière », poursuit Mme Latulippe.

« Et avec tous les chantiers qui sont en branle dans la région, on se met à rêver d’un partenariat avec un promoteur, pour nous aider encore davantage », suggère-t-elle.

Selon Lucie Pouliot, également du CFM, le projet Solidarité Logement mériterait même de prendre de l’expansion. « Certaines femmes hésitent à quitter un milieu toxique, parce qu’elles craignent de devoir déménager et déraciner leurs enfants. Avec nos loyers de transition, elles ont une alternative en cas de séparation et ça leur donne le temps nécessaire pour trouver un autre logement près de leur milieu », insiste-t-elle.

« On leur offre un endroit pour se déposer et se reposer, avant de reprendre leur envol », image Mme Pouliot.

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