Complices sur tous les fronts depuis 40 ans

CHOCOLAT. Être en affaires pendant 40 années consécutives est certainement le rêve de tout entrepreneur, mais aussi un exploit. Et quand on peut réaliser ce fait d’armes en compagnie de son (ou sa) complice de vie, on peut sans aucun doute parler d’un double exploit.

Ce 40e anniversaire, Alain Vanden Eynden et Danielle Lalous l’ont souligné côte à côte, au cours des derniers jours, en présence de leurs proches, de leurs partenaires et de leurs nombreux clients de Chocolats Vanden Eynden

Même leur toute première cliente, Micheline Durocher, s’est présentée à leur boutique du chemin de la Rivière aux Cerises (Magog), jeudi dernier, pour leur faire un clin d’œil.

Danielle Lalous et Alain Vanden Eynden ont eu le bonheur d’accueillir leur toute première cliente, Micheline Durocher, qui tenait à leur faire un clin d’œil pour leurs 40 ans en affaires. (Photo gracieuseté – Vicky Villeneuve)

“Mme Durocher a été la première à nous visiter au Panier à pain (nom initial du commerce), le 14 juin 1986. Et elle n’a jamais cessé de nous encourager par la suite”, a souligné Danielle Lalous.

“C’était aussi l’anniversaire de notre fils Nicolas, qui fêtait ses six ans cette journée-là. Et le plus beau dans tout ça, c’est qu’il travaille encore avec nous aujourd’hui. C’est même lui qui est responsable de toute la production”, ajoute-t-elle avec une certaine fierté.

Un emplacement judicieux

Arrivé au Québec en 1982, le couple d’origine belge a débuté son périple en affaires quatre ans plus tard, dans un petit édifice au cœur du Canton d’Orford, là où est présentement situé le restaurant Aux Deux Tomates.

Au fil du temps, ce commerce de boulangerie/pâtisserie/chocolat s’est transporté sur la rue Principale Ouest, à Magog, où il s’est taillé une place de choix au sein de la communauté locale, avant de s’établir de façon définitive à l’emplacement actuel (chemin de la Rivière aux Cerises) en 2006.

“Les gens me trouvaient fou de quitter le centre-ville afin de m’installer un peu plus en banlieue. On me disait que j’allais crever. Mais moi, je savais pertinemment qu’il passe des milliers de véhicules chaque semaine sur cette route, en face de ma boutique. Notamment ceux qui se rendent au parc national du Mont-Orford ou à la station de ski”, fait remarquer avec justesse Alain Vanden Eynden.

Danielle Lalous et Alain Vanden Eynden peuvent compter sur une relève précieuse alors que leur fils Nicolas est maintenant responsable de la production chez Chocolats Vanden Eynden.  (Photo Le Reflet du Lac – Patrick Trudeau)

La recette pour durer

Reconnu pour sa force de caractère et son franc-parler, le Magogois d’adoption s’est fait un devoir de mettre autant d’efforts dans sa vie de couple que dans son rôle d’entrepreneur.

“Danielle et moi, nous nous connaissons depuis plus de 50 ans, et nous avons réussi à traverser toutes les tempêtes. Je dirais par contre qu’il y a deux choses primordiales pour durer : se respecter l’un et l’autre dans ses compétences et ne jamais apporter les problèmes de la business à la maison.”

Ayant toujours eu à cœur de servir la communauté, M. Vanden Eynden s’est impliqué dans plusieurs secteurs d’activités, que ce soit au niveau touristique ou commercial. Il a notamment présidé la Flambée des couleurs pendant 18 ans, avant de laisser sa place l’an dernier.

Il a même tenté sa chance – sans succès – à la mairie de Magog en 2009, après un mandat d’un an comme conseiller municipal. “Je n’étais pas très bien préparé pour la campagne électorale (remportée par Vicki-May Hamm) et je n’étais définitivement pas prêt pour la mairie”, avoue-t-il.

“C’est peut-être une bonne chose que je n’aie pas gagné, puisque j’aurais été obligé de délaisser un métier (chocolatier) que j’aime beaucoup, et qui continue de me passionner.”

Assurément, son implication globale n’est pas passée inaperçue, puisque le député Gilles Bélanger lui remettra la Médaille du député, ce jeudi 18 juin, soulignant ainsi l’ensemble de son œuvre, tout autant en matière de bénévolat, que du côté des affaires.