Changement d’écoles à Magog: peu d’opposition, mais beaucoup de passion

Par Dany Jacques
Changement d’écoles à Magog: peu d’opposition, mais beaucoup de passion
À peine quelques parents ont manifesté leurs inquiétudes devant la Commission scolaire des Sommets, le 6 novembre dernier. (Photo : Le Reflet du Lac - Dany Jacques)

ÉDUCATION. Seulement une quinzaine de parents ont assisté à l’assemblée publique du 6 novembre dernier à La Ruche, en marge de la révision des bassins d’alimentation de la Commission scolaire des Sommets (CSS).

Peu de gens, mais les échanges ont été parfois très émotifs. Certains se demandaient pourquoi leurs jeunes avaient été ciblés pour changer d’école, voire «expatriés» de Brassard-Saint-Patrice vers Sainte-Marguerite.

«Mon enfant de neuf ans a pleuré en apprenant cette nouvelle, car son univers risque de s’effondrer. Ses notes pourraient chuter, a lancé une mère de famille. On parle beaucoup de transport scolaire et de bureaucratie, mais qui parle du bien-être des enfants?»

Le stress des enfants et des parents, engendré par un possible changement d’école, a été souvent évoqué durant la soirée. Ils se demandaient où est l’urgence d’agir. Quelques parents ne veulent pas diviser des jeunes frères et sœurs dans deux écoles distinctes. D’aucuns craignent des pertes de services, surtout pour les élèves nécessitant des soins particuliers.

L’opposition était quasi-unanime. Tous se demandaient quoi faire pour rejeter l’option retenue par la CSS, surtout que la décision officielle sera bientôt dévoilée le 26 novembre.

Le président de la CSS, Jean-Philippe Bachand, assure que les enfants sont toujours au cœur des discussions et préoccupations des commissaires. «On croit tout de même avoir trouvé une option ayant le moins d’impacts possibles sur les enfants, lance-t-il. On doit toutefois gérer ce type de dossier en intégrant aussi des critères d’espaces, de capacité d’élève et de convention collective.»

Le commissaire Jean-Claude Gosselin insistait pour dire que les élèves sont une priorité à la CSS. «La priorité est de sauver l’école Sainte-Marguerite, car le nombre d’élèves baisse chaque année, explique-t-il. La situation ne s’améliorera pas, car le potentiel de développement immobilier est faible dans ce secteur. Je sais que les enfants s’attachent à leur milieu de vie, mais on fait quoi pour le bien commun?»

Une soixantaine d’élèves du lac Lovering risquent de changer d’école dès la rentrée 2020. Ce secteur a été identifié par la Commission scolaire pour être associé à l’école Sainte-Marguerite plutôt qu’à Brassard-Saint-Patrice.

Cette modification s’explique par une baisse de la clientèle à Sainte-Marguerite, une réduction estimée à 70 élèves d’ici quelques années. La CSS cherche donc des moyens pour équilibrer le nombre d’élèves dans chacune de ses écoles primaires, afin de préserver ces milieux de vie et maintenir les services et le personnel enseignant.

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Andréanne Desnoyers
Andréanne Desnoyers
3 années

On dit peu d’opposition… mais comme la mesure touche une 50aine d’enfants en bout de ligne, 15 à 20 parents, ça représente en fait une très grande majorité des gens concernés qui sont présents pour s’y opposer !