Cercueils Magog met la clé sous la porte
INDUSTRIE. Malgré une ultime tentative de relance locale, l’entreprise Cerceuils Magog a bel et bien fermé ses portes, comme précédemment annoncé, samedi dernier (18 juillet).
Le propriétaire Nicolas Lacasse supervisait le démantèlement des équipements et la vente de l’édifice de la rue Tanguay, quelques jours avant que cette entreprise familiale existante à Magog depuis 1953 cesse ses activités.
Aucune relance magogoise n’est au menu, aux dires de M. Lacasse. Des pourparlers ont eu lieu avec des acheteurs potentiels, mais en vain. « Deux compagnies demeurent intéressées, précise-t-il. Elles souhaitent cependant déplacer toute la production aux États-Unis. »
Une cinquantaine de personnes ont perdu leur emploi depuis l’annonce de mai dernier. Certains d’entre eux se retrouvent sur le chômage, tandis qu’une dizaine de travailleurs ont été embauchés ailleurs.
Nicolas Lacasse conserve sa petite division spécialisée dans les columbariums. Aucun autre projet commercial ou industriel ne figure dans ses plans. « La lourdeur administrative des gouvernements m’horripile encore, déplore-t-il. On ne m’a pas aidé et j’attends toujours ma remise des contre tarifs. »
Cercueils Magog a traversé une période difficile depuis l’imposition des tarifs douaniers du gouvernement Trump. Cette guerre commerciale frappe particulièrement l’industrie du bois, de l’aluminium et de l’acier. L’entreprise était particulièrement affectée. L’acier pour fabriquer les cercueils venait des États-Unis et 80 % des produits finis étaient exportés en sol américain.
