Bientôt de véritables logements abordables sur la rue Principale Est

HABITATION. L’organisme Les Habitations l’Équerre orchestra la construction d’un immeuble de 18 logements sociaux et abordables sur la rue Principale Est, à Magog.

Cette nouvelle est passée sous silence en décembre dernier. Elle a été dévoilée au même moment que la transaction d’environ 8 M$ entre la Ville de Magog et le Groupe Custeau pour l’acquisition de l’ancienne filature Difco. Cette entreprise privée y prévoit des investissements entre 300 M$ à 350 M$ sur une période de dix ans, incluant notamment 650 unités d’habitation et une épicerie Maxi.

Il s’agit d’un retour dans l’actualité pour l’Équerre, presque quatre mois après l’abandon de son projet sur la rue Desjardins, à Magog. Cet organisme à but non lucratif de Sherbrooke supervisera la construction de ces 18 logements hors marché face à l’ancienne Difco. Il ne reste qu’à passer chez le notaire pour devenir officiellement propriétaire des terrains. Ils seront cédés par la Ville et le Groupe Custeau.

Ces logements seront érigés aux adresses civiques 157 et 165, ainsi que sur un terrain de stationnement voisin situés entre les rues Saint-Joseph et des Tisserands. Ces deux bâtiments résidentiels devraient être démolis vers la fin de l’été ou l’automne prochain. Les travaux suivraient pour accueillir des locataires pour juillet 2027.

Richard Tanguay, directeur au développement des Habitations l’Équerre, assure qu’il s’agira de véritables logements sociaux et abordables, donc moins chers qu’au privé. “Le quartier cadre avec notre vocation, un peu comme on le fait depuis 40 ans à Sherbrooke”, résume-t-il.

M. Tanguay explique la démolition par la présence de deux maisons ayant “besoin de beaucoup d’amour”. L’Équerre en profitera pour construire des milieux de vie agréables, de bonne qualité et en plus grand nombre.

Cet immeuble sera principalement composé d’unités à 3 1/2 pièces. À terme, il y aura presque deux fois plus de logements que dans les deux maisons actuellement en place.

M. Tanguay tient à rassurer les gens qui ont appris la nouvelle presque en même temps que la conférence de presse. “On prendra en charge la relocalisation des actuels locataires, et peut-être même de les reprendre dès la fin de la construction”, précise-t-il en voulant rencontrer bientôt les gens concernés. On est loin de faire de la rénoviction avec des logements luxueux.”

Au moment d’écrire ces lignes, quelques locataires actuels demeuraient inquiets et déstabilisés devant la tournure des événements. L’incertitude liée à leur adresse de la prochaine année est au cœur des préoccupations.