Bélanger applaudit Fréchette et lui confie son destin politique

POLITIQUE. L’ayant appuyée dès les premiers jours de la course à la chefferie de la Coalition avenir Québec (CAQ), Gilles Bélanger applaudit évidemment la désignation de Christine Fréchette à titre de première ministre du Québec. Cependant, le député-ministre confie son avenir politique entre les mains de sa nouvelle patronne, même si cela signifie de briguer les urnes ailleurs que dans la circonscription qu’il représente depuis huit ans.

“J’ai l’intention de continuer, mais tout est ouvert pour l’instant, explique l’actuel ministre de la Cybersécurité et du Numérique. Je suis prêt à évaluer diverses options, puisque je suis flexible et ce n’est pas à moi de décider. Ma priorité demeure néanmoins Orford.”

“Je veux servir le Québec, poursuit-il. Si pour moi, servir le Québec c’est mieux dans un rôle qui n’est pas élu, j’opterai peut-être pour des responsabilités davantage au niveau de l’exécution. Je conserverai une fonction élective si on me convainc de rester un parlementaire.”

Gilles Bélanger réfléchit à son futur à l’heure où la Coalition avenir Québec est impopulaire dans les sondages. Il espère néanmoins une remontée dans les intentions de vote grâce à l’arrivée de Christine Fréchette. Peu importe la tournure des événements, il pense déjà à la possibilité de rester député et ministre, de retourner au privé ou travailler au niveau de l’État dans un rôle de gestion et d’exécution de projets.

“Je ne suis pas prêt à prendre ma retraite, mais ce qui me manque beaucoup en politique, c’est de réaliser des projets”, ajoute-t-il.

Gilles Bélanger semble même disposé à céder son comté au chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, puisque ce dernier a déjà confirmé sa candidature dans Orford. L’actuel député dit ne pas craindre le nouveau venu. Toutefois, il y aurait une possibilité que la CAQ laisse le champ libre au chef du PLQ par “politesse politique”, comme on l’a déjà vu par le passé ailleurs en province.

“J’irai dans un autre comté si la cheffe me le demande, affirme-t-il. Ce ne sera pas en Gaspésie même si j’y possède une propriété. Je ne présenterai pas contre Pascal Bérubé, un député péquiste avec qui je m’entends très bien.”

À court terme, il écoutera les premières directives de la cheffe dès le caucus de cette semaine. Un remaniement ministériel sera aussi annoncé la semaine prochaine. Face à une possible réduction du nombre de ministres, Gilles Bélanger souhaite conserver son ministère pour compléter le plus grand nombre de dossier possibles. “J’ai beaucoup de pain sur la planche et j’aimerais ça continuer jusqu’à la fin de mon mandat, qui se terminera à l’élection d’octobre prochain”, termine-t-il.